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Jeu-concours : Les 29 et 30 novembre, le Québec s’invite à Paris pour la soirée De Bars en Bars. Au programme, deux soirées festives, des apéros, de la poutine et surtout la crème de la musique québécoise et française.

Popnshot est partenaire de l’évènement ! Tu veux y assister ? Rien de plus simple !

Laisse un commentaire ci-dessous en nous indiquant le soir auquel tu voudrais venir accompagné de la personne de ton choix. Bonne chance !

Les soirées de Bars en bars, qu’est-ce que c’est ?

affiche de bars en barsDe Bars en Bars est une opération produite par Ambiances Ambiguës, et menée conjointement avec les Francos de Montréalle FME, M pour Montréal et le Festival La Noce en collaboration avec Bars en trans.
De Bars En Bars  présente deux soirs de concerts au Point Éphémère les lundi  29 et mardi 30 novembre. Venez découvrir en exclusivité  une sélection des artistes de la relève québécoise, canadienne et française avant leur passage au festival les bars en trans à Rennes. Avec Calamine, Naya Ali, Yn, Ptit Belliveau, Zoo Baby, Zaho De Zagazan…

The-Hives-Beauregard_2019
Photo : Louis Comar

En matière de musique, la Suède est un des plus grand vivier d’artistes dans le monde : ABBA, First Aid Kit, Ghost, Miiike Snow et tant d’autres. Mais si l’on parle de rock, une des références du genre n’est autre que The Hives.

La bande formée en 1993, forte de ses six albums studio, est avant tout réputée pour ses lives dantesques. Chaque seconde d’un de leur show est rythmée par la folie et l’énergie communicative du groupe et de ses chansons.

The Hives c’est aussi une classe indémodable sur scène à l’image de leurs costumes noir et blanc ou de Pelle Almqvist, le charismatique chanteur de la formation, qui n’hésite pas à se recoiffer entre deux morceaux pour garder une coupe de cheveux impeccable.

The Hives en France, c’est pour quand ?

Eh bien, c’est dans très peu de temps ! Ils viennent en effet d’annoncer deux dates françaises pour le mois de novembre. Il sera donc possible d’aller danser sur « Come on! », « Hate To Say I Told You So » ou  « Tick Tick Boom » le 17 novembre 2021 à l’Olympia (Paris) et le 18 novembre 2021 à L’Aéronef (Lille).

Un concert à ne certainement pas manquer tant la formation suédoise est impressionnante en live !

Pour réserver ses billets c’est par ici :

Paris : Billets

Lille : BilletsThe Hives - France - 2021


l'imperatrice 2021 la cigale
Baptiste de la Barre

Qu’il est bon de se retrouver ! Cette phrase brandie comme un slogan publicitaire, on l’entend tellement et pourtant cette fois-ci elle sonne si juste. Et elle sera d’ailleurs certainement le mantra du concert de L’Impératrice ce 13 juillet à la Cigale de Paris. Avant que le temps ne soit bon, il a d’abord été aux doutes. Le concert pourrait-il simplement se tenir après des mois de reports et d’annulations ? Pour maximiser leurs chances Flore Benguigui et ses acolytes proposaient à leur public de plus en plus nombreux de profiter de deux sessions de concerts avec un public divisé en deux petites jauges, assis qui plus est. La version Covid des concerts en somme. Et puis finalement, pas de syndrome du coeur brisé cette fois-ci, la bonne étoile de groupe est apparu dans les temps. Topo, c’est finalement debout, sans masque, et en jauge presque complète qu’a pu se tenir ce concert tout en émotions.

Sincérité et émotions

C’est d’ailleurs pour présenter sa nouvelle galette, le très réussi « Tako Tsubo » que la formation vêtue de pastel avait donné rendez-vous à son public. Hasard de la vie, c’était dans cette même salle parisienne que le groupe avait joué son dernier live juste avant la fin du Monde dans une atmosphère bien plus candide que les étouffantes années 2020 et 2021.  Seulement voilà, une fois le groupe de retour sur scène, difficile pour lui d’oublier les mois passés. Alors c’est avec les larmes aux yeux et un sourire aussi touchant que communicatif aux lèvres que Flore lance les festivités. Loin d’être un simple live, les concerts de L’Impératrice tiennent de l’expérience. Côté foule, danse, tenues de soirées pailletées et  bonne humeur sont de rigueur. C’est sur « Anomalie Bleue », issu du dernier album que démarre le set. Le ton est donné, la fête peut commencer. Certains artistes jouent parfois dans leurs coins, concentrant leurs efforts et leurs effets sur une mise en scène minutieuse et un soin de l’instrument. Ici, tout est une question de générosité et de partage. La bonne entente des membres du groupe est aussi palpable que la forte émotion distillée. Vient le tour de « Fou » qui parle de la peur de danser en public. Il faut lâcher prise semble suggérer le combo et ça tombe bien, la folie se partage, elle est contagieuse. La musique tisse un lien invisible et unie les âmes, alors les corps se déhanchent, sans honte. Chaque titre est suivi de son lot d’applaudissements fournis, de cris de joie. Cette joie elle se lit dans les yeux d’une chanteuse aux cheveux bleus et de musiciens, qui semblent à chaque minute s’étonner du chemin parcouru et des frissons communiqués. « Vacances », « Erreur 404 » ou encore « Matahari » issu du précédent album se succèdent.

L’été dans les notes

Vient ensuite le temps d' »Agitation tropicale » single culte du groupe qui monte encore la température d’un cran. Le mot tropicale colle bien à l’univers solaire de la formation. Ses riffs sentent bon l’été, le sable chaud et les amours qui s’y créent. Tout le monde est beau dans une foule en osmose. Leurs morceaux, les musiciens ont à coeur de les expliquer. C’est ainsi que « Peur des filles » qui parle de la perception du message féministe actuel est raconté tout comme « L’Equilibriste » qui lui parle du fait que pour obtenir le succès, il serait peut-être plus simple d’être un rappeur. Un propos qui fait sens quand on sait à quel point l’industrie aime à faire tourner des projets qui se jouent en solo. Ce qui semble évident pour certains ne l’est d’ailleurs pas pour d’autres : le public est conquis par le groupe pourtant composé de six musiciens. Ce nouvel album, confiaient-ils à Bourges a la particularité d’être pluriel. Chaque titre peut être pris séparément et proposer son ambiance et son lot de surprises. Cette ambition, elle s’avère aussi vraie sur scène.

La passé n’est pas oublié, lorsque la formation interprète « Submarine », elle raconte comment il a été écrit à distance pendant le premier confinement. Un souvenir difficile que toute l’assistance semble repousser loin dans les notes de musique. Le soleil, il se partage et ne se vit pas isolé. Le célèbre « Vodoo » ne manque pas non plus à l’appel. Dans les gradins, le public s’est levé, l’humeur est bonne enfant, personne ne souhaite s’arrêter. Pourtant toutes les bonnes choses ont une fin, et comme le veut la tradition le groupe quitte la salle pour mieux être rappelé. L’Impératrice, avant, était uniquement composé de musiciens, leur chanteuse les ayant rejoint tardivement. C’est pour rendre hommages aux cinq hommes du groupes, tous excellents derrière leurs instruments qu’est interprété « Sonate Pacifique », un titre datant de 2014. Cette fois-ci aucune parole n’est scandée. Les instruments se tordent et se déchaînent, le titre s’étire et rayonne à l’infini en des boucles somptueuses. La Cigale devient une boite de nuit géante, de celles que l’on trouve en bord de mer. Si on peut entendre les bruits des vagues dans des coquillages existent-ils aussi dans la capitale derrière des accords de guitare ?

Une chose est certaine, le public ne veut pas que le moment se termine, les cris et applaudissements ne trouvent pas de fin une fois les dernières notes jouées. Sur scène, les sourires béas et les larmes à peine retenues se font l’échos de ce moment si fort. Il faut pourtant partir pour promettre de mieux se retrouver au Zénith dans quelques mois. Dehors, il pleut à grosses gouttes alors que ce mois de juillet n’a pas plus belle allure que l’année écoulée. Dedans, il était si simple de tout oublier que les coeurs en sortent réparés.


La Cafetera Roja en concert à La Boule Noire Paris 2021
Photo : Louis Comar

Le 18 juin, alors que la pluie menace de tomber, Paris vibre pleinement. Le couvre-feu touche à sa fin, les masques tombent dans les rues. Le soleil éclipse pourtant tous les risques annoncés, Pigalle fait le plein en terrasses, on se retrouve dehors. Et puis aussi dedans, en salles de concerts. Il est évident qu’en salles, les règles sont bien différentes de celles promises au reste de la France. Pour les professionnels du spectacle, toujours soumis à de nombreuses contraintes, les enjeux d’une reprise timide sont là. Besoin de rentabilité, envie de (re)vivre des moments forts face à un public en demande. Artistes, organisateurs, fans, tous ne demandent qu’à communier à nouveau en une grand messe musicale.

Une performance sans limites

Et à 21 heures, alors que le soleil tape encore, voilà que la Cafetera Roja prend possession d’une des plus belles salles de la capitale : La Boule Noire. Les consignes sont nombreuses : un siège libre entre les groupes, impossibilité de passer commande au bar, il faudra utiliser une application en ligne et se faire servir, il faut rester masqué, il faut rester assis. Pourtant, retrouver la salle parisienne, c’est toujours comme retrouver sa maison. Une petite maison feutrés aux murs en moquette vieillis et aux dessins érotiques, une maison qui sent la bière et la musique. La voir en configuration assise pourrait provoquer un pincement au coeur si le simple fait de rentrer chez soi n’était pas une telle joie. Et quoi de mieux que de faire place à un groupe comme la Cafetera Roja pour saluer cette vieille amie ?

Le public est présent, familiale, on compte quelques têtes blondes parmi les membres de l’assistance, des connaisseurs aussi. Tous ont en commun une joie fulgurante dans leur regard et l’impression d’être montés sur des ressorts. « Non, c’est fini « semblent dire leurs yeux, « On ne veut plus dormir chez nous ». Le groupe se présente avec à peine quelques minutes de retard, l’attente avait été grande, la réponse en live est à la hauteur. Il suffit d’un morceau pour que la formation balance des riffs maîtrisées et profondément dansants. Guitare, batterie, chant, clavier, contrebasse sont de la partie. Il faut dire que la formation jouit d’un savant mélange pour créer des compositions OVNIS et inclassables. Avec elle, tout est permis, il n’y a aucune frontière. On chante d’ailleurs comme on rap, et le tout en anglais, espagnol, allemand, français… où serait le fun à créer des limites ? Pour mieux brouiller les pistes le groupe refuse les étiquettes de style : trip hop, rock, reggae, chanson, rap, latino tout y passe en un condensé de bonne humeur hallucinant.

Quand la musique sonne, le public reprend ses droits

Le groupe multi-générationnel, mixte, galvanise la foule. Deux morceaux, le voilà qui remercie chaleureusement le public de s’être déplacé. Non pas de ces remerciements écrits qu’on avait l’habitude d’entendre au temps d’avant dans les salles de spectacles pour meubler et faire beau. Non. Mais de ces remerciements sincères portés par un manque réel et un émerveillement d’être enfin là sur scène. Toujours pour mieux brouiller les pistes, le combo échange régulièrement de rôles et d’instruments. Aurélia Campione au chant et à la guitare hypnotise les foules avec

La Cafetera Roja en concert à La Boule Noire Paris 2021
Photo : Louis Comar

énergie. Face à elle Anton Dirnberger (MC, clavier) lui donne parfaitement la réplique. La chaleur monte d’un cran et rester assis devient alors douloureux. A Barcelone, où la Cafetera Roja s’est formé, on a fêté la fin du couvre-feu à minuit en mangeant des raisins comme le veut la tradition du Nouvel An.  Comme si on reprenait enfin à zéro. A Paris, la fête ne peut plus attendre et rien d’aussi officiel ne semble se produire. Alors un à un, doucement, voilà que les convives décident de reprendre l’année à zéro sans vraiment prendre compte de droits qui n’ont pas encore été officialisés. La nature humaine reprend ses droits et voilà que certains se lèvent pour taper dans les mains et danser.

La Cafetera Roja en concert à La Boule Noire Paris 2021
Photo : Louis Comar

La présence surprise du rappeur  Hame Rek le temps d’un morceau endiablé, ne fait qu’accentuer le phénomène. Impossible d’arrêter une foule qui danse et qui vibre. Chaque morceau est synonyme de retrouvailles, la folie est contagieuse, elle se transmet à toute allure. La tension monte, Fiti Rodriguez (Chant/Basse/Chœurs) en profite pour lancer quelques mots sur ce moment émouvant, le manque qui l’avait précédé et la fête gagne du terrain. La température ne redescendra pas d’un cran et ce jusqu’à la fin de ce moment rayonnant. La foule, continuera à célébrer la vie et la musique debout, en chantant à l’unisson dans toutes les langues qu’on lui propose et ce jusqu’à la toute dernière seconde de cette performance qui accompagne la sortie du dernier album en date de La Cafetera Roja : « Muzaik ». Encore électrisé, le public doit quitter la salle avec les oreilles qui vibrent et qui sonnent, comme au temps d’avant. Ou peut-être encore bien plus fortement. Après tout, maintenant qu’on sait tout ce qu’on peut perdre, tout n’aura-t-il pas à jamais meilleur goût?