Author

Julia Escudero

Browsing

 

Pépite montante de la scène éléctro, FORM est l’alliance de 4 artistes aux univers tous différents! Topo, ceux qui ont réussi à être programmés en live avant même d’avoir composer ensemble ont su créer un univers riche entre éléctro, hip hop, soul et jazz. Après avoir joué aux côtés de Fakear et Jungle, le combo sera de retour en mars 2017 pour un concert parisien. L’occasion pour eux de tester sur la scène qu’il affectionne tant son premier EP en cours de préparation. Rencontre.

P&S:  Comment FORM s’est-il formé ?

FORM s’est formé assez simplement, on s’est rencontrés dans un lieu de création qui s’appelait « L’Abattoir », qui se situait à Pontoise dans le 95. Nous avions à l’époque chacun des projets perso, puis on a commencé forcément à faire du son ensemble, pour s’amuser, puis très vite est venue une offre de concert par l’EMB Sannois qui nous avait à l’oeil, et qui nous a demandé de faire un projet live réunissant les différents artistes sur scène, on a appelé ce projet FORM.

P&S Comment définiriez-vous votre musique à quelqu’un qui ne l’a jamais écoutée ?

C’est un peu l’éternel challenge pour nous, je pense que les gens le définissent plus simplement que nous parfois.  Pour faire simple, je dirais que c’est de la pop électronique, qui digère diverses influences jazz, hip-hop et soul.

 

P&S: Pourquoi ce nom FORM ?

Et bien toujours ce concept de « FORMation » qui unissait différents artistes sur une même scène, puisqu’au tout début ce n’était pas vraiment un groupe encore. Il y avait aussi le fait qu’on faisait du « mapping » sur des formes diverses que l’on construisait, qui appuyait ce concept de FORM.  Aujourd’hui le nom est resté et je pense qu’il se traduit plus dans la musique et dans les différentes formes d’ambiance qu’on peut y trouver.

P&S:Quel a été le rôle du collectif Akousmatic dans la création de FORM ?

Le collectif nous a réunis. Il animait cet endroit dans lequel nous pouvions travailler, se retrouver et bosser. Il y avait de tout, des photographes, des rappeurs, des producteurs.. Ca nous a permis d’unir nos forces pour créer un projet et pour nous de se tester musicalement.

P&S: Concrètement d’ailleurs, comment le collectif fonctionne-t-il ? Quel est son rôle et son impact sur les musiciens ?

Aujourd’hui, le collectif n’a plus vraiment de vie, disons que tout s’est tourné vers FORM et que les autres ont pris des directions différentes. Ca a été très important pour nous, et on le garde toujours sous le coude mais on se concentre vraiment sur notre projet pour le moment.

 

« On nous a proposé une date avant même qu’on ait composé une chanson tous ensemble »-Form

 

P&S:  FORM a été créé en tant que projet live. Pourquoi ce choix ? Comment se traduit-il dans les faits ?

Je pense que ca s’est fait vraiment naturellement. En fait, on nous a proposé une date avant même qu’on ait composé une chanson tous ensemble. On a donc commencé à composer pour le live, et c’est de là qu’est né notre univers. Aujourd’hui ca nous aide beaucoup bien-sûr pour le live, mais le challenge maintenant est de retranscrire cet univers en studio, et de le rendre plus lisible aussi. C’est une toute autre approche en studio. C’est le travail qu’on effectue en ce moment.

P&S: Vous avez joué aux côtés de monuments de la musique actuelle : Fakear et Jungle. Que retenez-vous de ces expériences ?

Ca a été deux superbes expériences, le projet était vraiment très frais à cette époque, surtout avec Fakear, ca nous a permis de nous tester et d’avoir des retours d’un artiste confirmé. Avec Jungle, on était un petit peu comme des enfants puisque c’était vraiment un groupe qu’on suivait tous beaucoup, et on s’en inspirait beaucoup. Ca a été un super moment de pouvoir échanger avec eux, d’avoir leurs avis et puis tout simplement de demander conseil. Ca nous a donné confiance en nous.

P&S: Le rendu musical de FORM est très éclectique. Quel est le parcours musical de ses membres ? 

On vient un peu tous du même univers musical. Aksel et moi avions un projet en duo avant, qui était plus orienté Electronica/Hip-Hop.  Adrien, lui avait un projet solo qui était vraiment ancré dans le Hip-Hop Cosmic.  Bastien avant avait fait de la batterie pour des groupes reggae, et ensuite avait crée son projet solo Hip-Hop avec beaucoup de sonorités World.  Aucun de nous n’a vraiment de formation musicale, on a pris des cours plus jeunes, mais pas sur les instruments qu’on joue aujourd’hui. On a appris pour le projet.

P&S: D’où viennent les nombreuses influences entre hip-hop, jazz, soul et éléctro ? Comment travaille-t-on à créer un morceau qui allie ces différents courants ?

Elles viennent principalement du fait que l’on aime tous vraiment beaucoup de choses dans tout ces styles. On est tous fans de beaucoup d’artistes issus du jazz, du hip-hop, de la soul. Le challenge a été de tenter de « s’enfermer » dans notre studio, de manière à trouver une musique qui nous touche, en essayant d’y mettre tout ce qu’on aime, sans se forcer. Et c’est les synthés, les percussions, et une ambiance tournée électronique qui a pris le pas, et c’est là qu’on s’est sentis bien.

P&S: Comment le titre « FORGIVEN » est-il né ? Comment se passe la création d’un titre ?

« Forgiven » était, au moment où on l’a sorti, le dernier morceau qu’on avait composé, on en avait d’autres sous la main, sur lesquels on continuait à travailler. On a ressenti avec Forgiven une sorte de naturel, et de couleur qu’on a estimé être vraiment la direction qu’on voulait prendre. Chacun y avait vraiment mis sa touche et le résultat final était un bel équilibre de nos influences à chacun. On a toujours composé tous les 4. Parfois, ca part juste d’une grille d’accords qu’un des membres a trouvée, et de fil en aiguille chacun y rajoute ce qu’il y entend.

 

P&S: Un concert est prévu le 31 mars au Batofar de Paris, ce n’est pas la première fois que vous jouez sur cette scène. Comment cet événement se prépare-t-il ?

En effet, on a eu la chance de s’y produire en Janvier, et ca a été une super date. On a vraiment hâte d’y retourner. A l’heure actuelle, on prépare l’évènement de manière à ce qu’on puisse présenter un live tout frais, sur lequel on travaille en ce moment.

P&S: Quelle est la suite pour FORM ?

Pour nous, la priorité est notre EP. On travaille beaucoup en studio en ce moment sur les morceaux qui composeront l’EP à venir.  Bien entendu, on continue à se produire sur scène au maximum, on aime beaucoup trop ça!

 

Tentez votre chance avec Pop & Shot pour gagner vos invitations pour le concert de Form et y assister avec la personne de votre choix.

Vendredi 3 février 2017, les (très pop) punk rockeurs de Green Day prenaient d’assaut un AccorHotel Arena complet ( Bercy quoi). Live attendu s’il en est, on comptait alors dans les gradins comme dans la fosse des fans, des vrais de tout âge.

DR rollingstone.com

Toujours aussi pimpant depuis qu’il a fait peau neuve, notre Paris-Bercy voyait pendant la première partie de ce live,  ses couloirs se faire envahir de spectateurs s’achetant bières, coupes de champagne, hot dogs, nouilles sautées thaï ( quoi ? Oui).

Si cette énumération fait plus penser à une soirée spectacle qu’à un concert, c’est pour mieux se mettre dans l’ambiance. A 20 heures pétantes, Green Day fait donc une entrée (magistrale) sur scène. D’entrée, le trio mené par un Billie Joe Amstrong qui tient la forme, balance des morceaux efficaces. Ça saute dans tous les sens, c’est énergique, ça sent le rock, ça marche comme du rock, ça parle comme du rock et ça enchaîne les singles. « Know your Enemy », « Bang Bang », « Holiday » et même « Boulevard of Broken Dreams » (dont les premières notes ressemblent quand même vachement à « Wonderwall » mais ceci est une autre histoire) s’enchaînent avec fluidité. L’assistance comblée répond le bras levé en pogotant, slamant, sautant…

Et tout ça est follement agréable, tout cela est même grisant. On pourrait se laisser aller à retrouver nos 15 ans, à vanter l’énergie folle de ce groupe culte. On pourrait s’arrêter à ça, ce serait facile d’écrire des lignes et des lignes pour raconter comment Billie Joe amuse la galerie en lui adressant le parole. « Si vous me regardez derrière vos appareils photos vous ne me regardez pas vraiment » lance d’ailleurs (à raison) l’intéressé pour faire réagir ses fans. Le même qui bien loin d’accepter d’abandonner la fougue d’un « American Idiot », qui n’arrivera qu’en fin de set, balance régulièrement des « Fuck You Donald Trump ! ».

Alors qu’est ce qui cloche ? Ce constat un peu triste que tout, même un concert de rock’n’roll, peut aujourd’hui être bien lisse, bien propre, un beau show certes, un très beau show, oui évidemment!

Mais lorsque le chanteur de la formation balance qu’il pense que le rock’n’roll nous sauvera, il est facile de se poser la question. Quel rock ? Où est la rébellion dans un AccorHotels Arena blindé, au milieu d’un set où la pyrotechnique fait loi ? Les effets se multiplient alors que le live semble organisé à la seconde près. Grosses lumières pour éclairer la foule et covers /hommages qui déchirent. Un medley propose d’ailleurs d’entendre les classiques revisités « Shout », « I Can’t get no Satisfaction », « Always look on the bright side of life » et « Hey Jude ». Une réussite alors que notre chanteur n’hésite pas à se rouler par terre sur scène pour se remettre de plus d’une heure  de course sur scène. Un joli moment en somme certes mais bien loin de l’esprit qu’était supposé vendre le rock’n’roll et encore plus son enfant terrible le punk rock. Parfois, dans un monde où l’image est vitale, où chaque seconde d’un concert peut être partagé sur les réseaux sociaux il pourrait être bon de découvrir un peu d’impro et que le rock (re)devienne cet espace de liberté dans lequel tout est permis. Puisque l’avantage du punk même s’il est pop est de laisser une part d’anarchie et d’extravagance à ses représentants…

Le rock’n’roll nous sauvera-t-il ? Green Day a envie de nous le faire croire alors que la formation laisse régulièrement le micro à l’assistance et même la possibilité à l’un des membres du public de jouer de la guitare aux côtés de ses idoles et de garder l’instrument. Pour la magie du moment, on taira le fait qu’un même cadeau avait été offert au Zénith de Paris il y a de cela au moins 13 ans à une jeune femme dans des circonstances similaires…

C’est malgré tout des étoiles dans les yeux que la grande salle parisienne se vide. Elle pourra ainsi garder en mémoire un Bercy tant illuminé par des téléphones portables pour faire office de flamme sur « Good Riddance ( Time of your life) » qu’il y faisait jour et une énergie tellement contagieuse qu’on en oublie tous les artifices.

 

Pour quelques anecdotes complètement rock’n’roll, rendez-vous ici.

 

 

Il y a quelques semaines, on publiait l’interview du brillant Franck Ruzé, auteur des magnifiques « 666 » ou encore « 0% ».

Aujourd’hui, on vous propose de découvrir cet auteur à travers sa toute dernière œuvre, « L’échelle des sens ». Et Franck Ruzé l’a dédicacé spécialement pour vous! Un objet culte donc.

Pour le gagner, il suffit de laisser un commentaire ci-dessous. Bonne chance à tous !

 

 

Résumé: « Elle est étudiante en psycho. Elle se prostitue clandestinement dans une agence de luxe. Le corps pour elle n’est qu’une machine, elle ne croit ni à l’amour ni aux sentiments, seulement au prix qu’on leur donne dans une société où tout se vend. C’est son constat, son analyse et son arme pour se prémunir de la violence du monde et la peur de s’y blesser.
L’échelle des sens est le portrait implacable d’une fille de la génération Y, aussi attachante qu’inquiétante, sans illusions, au nihilisme cru et à la voix saisissante. »

Retrouvez notre interview avec Franck Ruzé Partie I : Franck Ruzé, auteur « Frédéric Beigbeder m’a dit s’être branlé 12 fois sur le début de mon livre ‘666’ »

et Partie II « Je veux faire vivre mes personnages, leur donner le maximum de réalité possible. »

 

 

 

Over the Moon by By Kymmo Liveshots. DR
Over the Moon by By Kymmo Liveshots. DR

Amoureux fous dans la vie, la présentatrice Marina Tomassi ( que l’on a découvert sur W9 et M6) et Alexandre Ragon (le rockeur de The Earl Grey) ont décidé de s’unis musicalement. De leur complicité né Over The Moon, un condensé de pop, électro à deux voix en français et en anglais. L’idée? Partager, dire stop à la morosité du quotidien et privilégier l’amour et le bonheur. Le rendu respire la bonne humeur et les riffs accrocheurs dignes des plus grands noms de la pop made in USA. En attendant un premier album en préparation, le couple a répondu aux questions de Pop & Shot. Rencontre.

Pour commencer, tout simplement, comment est né Over The Moon ?

Marina Tomassi: C’est né un peu avant le mois de mai (NDLR:2016), au début de notre relation. Je faisais de la musique de mon coté, il faisait de la musique de son coté… Il m’a fait écouter un morceau, que j’ai beaucoup aimé et ensuite on s’est donnés des idées sur ce morceau là.

Alexandre Ragon:En fait, j’ai fait ce morceau mais je sentais qu’il y avait quelque chose qui ne collait pas. Ça ne collait pas avec mon projet solo, ça ne collait pas avec The Earl Grey. Et puis Marina m’a dit qu’elle chantait…. J’ai trouvé ça cool. Et c’était parti.

M: Et c’était d’ailleurs le morceau « Party ». Du coup, on s’est dit : On est liés tout le temps, on est les meilleurs amis, les meilleurs collègues

A:Les meilleurs amoureux aussi !

M: C’est finalement logique de faire de la musique ensemble parce que c’est ce qu’on aime. Et qu’on s’aime.

 

Le coté couple justement…. Est ce que c’est un avantage, dans le sens ou vous vous complétez, vous comprenez, ça vous donne une fluidité, ou est ce que ça peut parfois donner un peu de tension ?

A: Non il n’y a pas de tension.

M: Bosser ensemble en couple, oui ça peut être compliqué, mais nous on est en osmose sur tout.

A: Bosser en couple, c’est un peu la continuité de notre vie où on est ensemble au quotidien.

M: Pour te donner une image, pour nous créer une chanson, c’est comme quand on doit parler du repas du midi. On fabrique le repas du midi comme on fabrique un concert.

« Notre thème de base, c’est d’envoyer des messages positifs »

Comment se passe la création d’un morceau ? Comment vous vous repartissez les rôles ?

M: Quand je vois Alex s’agiter, qu’il remue les bras comme ça, je sais qu’il a un morceau en tête. Il me montre et je lui dis ce que j’en pense… Nous, notre thème de base, c’est d’envoyer des messages positifs. Après, en fonction du morceau, on écrit des paroles en fonction du thème principal. C’est quelque chose de très spontané.

A: De spontané. De très positif. Je pense que les gens ont besoin, même nous, on a besoin de faire et d’entendre ces chansons là dans ce monde qui est chaotique, un peu fou… On a voulu souligner les choses belles avant tout.

M: Vu qu’on est d’accord sur le thème de base, la création d’un morceau est très… Fluide en fait.

A:On ne se pose pas trop de questions. Les thèmes sont juste positifs.

M: C’est Alex qui compose et on écrit ensemble. Par exemple, l’autre jour, je rentrais du travail et Alex avait composé un morceau, il me fait écouter et me demande ce que j’en pense. Je luis que j’adore et on s’est répartis les phrases qu’on allait chanter. C’est quelque chose de super spontané.

A: Desfois, c’est elle qui écrit.

M: Oui desfois, il a un titre mais il n’a pas les paroles.

A: Je préfère quand c’est comme ça d’ailleurs. De partir du morceau pour ensuite écrire. Quand c’est bien carré par rapport à la production, le flow vient plus facilement que quand on veut créer un morceau en collant à des paroles. Tu essaies de glisser absolument le mot que tu as écrit, même si ça colle pas…

M: Un peu comme dans Love Actually, ou ils cherchent à coller absolument un mot de 4 syllabes

« La plus importante que les gens ont à portée de main, c’est l’Amour »

Vous parliez de messages positifs tout à l’heure. C’est important d’en écouter. A quoi pensiez vous exactement ?

M: ça va te paraître débile mais… La chose la plus belle et la plus importante que les gens ont à portée de main, c’est l’Amour. Aimer quelqu’un, que ce soit son amoureux, sa mère ou son ami(e), ce sont des belles choses. Quand on se rend compte qu’on aime profondément quelqu’un… Le bonheur que ça procure…

A: Je trouve que quand tu fais des choses tristes, que quand tu raconte des choses tristes, ça peut donner des choses magnifiques, mais unir c’est aimer, être joyeux. C’est unir pour de bonnes raisons. Tu peux être unis dans le malheur mais c’est généralement quelque chose d’éphémère…

 

Comme le 11 janvier, il y a deux ans…

M:Tu vois pour nous, des bons moments, ça peut être simplement de marcher dans la rue, de faire attention à l’endroit ou on est, de manger une bonne pizza… Tout ça ça peut être de bons moments, c’est juste qu’il faut savoir y faire attention.

 

Est ce que c’est aussi en opposition à ce qui se passe en ce moment, à l’actualité ?

A:Comme tout le monde, on a été heurtés. Quel que soit les communautés, les styles musicaux, les partis politiques, on a tous été marqués par les événements. Que ce soit Charlie Hebdo et même avant… C’est quelque chose, à la fois de révoltant, et forcément il en ressort des choses…

M: Je pense qu’il faut parler du bonheur qu’il faut avoir. Ce qu’on veut c’est combattre… Pas combattre parce que c’est pas beau comme mot, ce qu’on veut, c’est agir mais avec de l’amour. Envoyer de l’amour et si tout le monde se connecte avec de l’amour, cela ira mieux.

« Quel que soit les communautés, les styles musicaux, les partis politiques, on a tous été marqués par les événements. »

D’autant plus que la musique est un langage universel… On va parler de votre album. Vous êtes en train de l’enregistrer ?

A: De le composer en fait. On aimerait avoir douze chansons et pour en avoir douze, il faudrait avoir le double… On en est à 7-8 actuellement.

 

Comment vous ressentez l’album jusqu’à présent ? Comment il se présente ?

A: C’est hyper naturel. On se fixe pas de dates. Pour l’instant, on est en discussions au niveau signatures. Je suis super optimiste, que ce soit en terme de signatures ou pour l’album. On se met pas la pression. Que ce soit en terme de signatures ou même de nombre. On mise plus sur la qualité que la quantité.

M: Cet album qu’on est entrain de faire, il se fait naturellement. C’est vraiment spontané. C’est aussi grâce à Alex. Il sait composer des trucs super spontanément, ce que moi je ne sais pas faire.

over the moon

Justement, tu disais tout à l’heure que tu faisais de la musique avant… Que faisais tu exactement ?

M: En fait, j’ai commencé avant d’avoir mon fils, c’était il y a 8 ans. J’étais assez proche des gars de Pleymo, Kyo… Et puis j’ai eu mon enfant. Et j’ai laissé tomber car justement, je ne sais pas composer. Et justement je cherchais quelqu’un qui puisse me proposer des titres qui me ressemblaient, qui me convenaient. Et avec Alex, c’est une alchimie musicale. J’ai juste qu’à chanter ce qu’il écrit…

 

Et toi Alex ? Tu avais déjà d’autres projets ? Tu avais déjà une fanbase particulière, comment ça s’est passé par rapport à ça?

A: C’est une question que j’aime bien parce que c’est vrai que je me la suis posé. C’est une fanbase que j’ai grâce à The Earl Grey et mon projet solo. Elle vient du punk, elle vient du hardcore, de ce genre de scènes là… Et c’est vrai que de prime abord, c’est pas forcément facile de mêler ça avec un projet un peu pop, électro, français-anglais, un peu de tout… Mais c’est vrai que pour l’instant, il n’y a que des gens qui me suivent, qui ont des commentaires bienveillants, qui aiment, qui nous soutiennent… Bon après, je ne sais pas ce qui se dit derrière mon dos hein ( Rires). Mais c’est vrai que c’est très mignon. C’est vrai que ça fait chaud au cœur de voir tout ces gens qui sont heureux pour toi, et je le ressens depuis que je suis en couple avec Marina.

« Les réseaux sociaux c’est du partage et c’est vrai que c’est en lien avec ce qu’on veut transmettre. L’amour. Le partage…. »

Justement, je voulais parler de votre travail sur les réseaux sociaux, que je trouve bien fait. Comment vous vous y prenez ?

M:C’est un vrai travail de fond…. Au sens où c’est comme dévoiler notre journal intime. On partage notre quotidien avec ceux qui nous suivent parce qu’on estime que …. C’est vrai que lui c’est un pro. Il est sur les réseaux sociaux. Il poste. Il est à fond.

A:C’est vrai que c’est un vrai boulot. Poster à la bonne heure… Ce serait mentir de dire que ça se fait comme ça. Par contre, c’est un vrai bonheur parce que les gens sont réactifs et j’ai l’impression que ça les implique dans le projet. Pour moi c’est important de montrer. Ça fait partie de la composition d’un album… J’aime aussi beaucoup le cinéma et j’aime montrer les images qu’on filme. Tout ça c’est en accord.

M: Les réseaux sociaux c’est du partage et c’est vrai que c’est en lien avec ce qu’on veut transmettre. L’amour. Le partage….

Photo Over The Moon 2016 crédits Julia Escudero

Alex, Tu parles de cinéma… le clip de « Party », comment ça s’est fait ? C’est toi qui a fait le scenario du clip ?

A: Oui j’ai tout fait dans le clip de « Party ». ça s’est fait aussi parce que on a eu l’idée parce qu’on était en vacances dans de jolis endroits et que ça me sautait aux yeux : on avait pas mal de matériel et que ça me donnait envie. Et du coup j’étais très content quand on a balancé le clip parce que les gens disaient « Wouah »

 

J’ai vu que vous faisiez beaucoup participer ton fils sur les réseaux sociaux….

M: C’est vrai qu’il est là tout le temps qu’il fait partie du projet en quelque sorte…. Quand on filme… Il connaît toutes les paroles, il connaît toutes les chansons….

A: Il est très actuel : même s’il a 6 ans, il va déjà sur Youtube sur l’I-Pad. Du coup ça sert à rien de le censurer, de lui dire qu’il a pas le droit, vu qu’à l’école, ils en parlent déjà entre eux…. Bien sur c’est contrôlé, c’est maîtrisé….

 

C’est votre première critique du coup ?

M: Complètement. On dit toujours que la vérité sort toujours de la bouche d’un enfant. Là tu peux être sur qu’il nous rate pas …. Il dit pas grand chose, il dit pas qu’il est fier de nous…. Mais il l’a déjà dit à ma mère alors je le sais….

 

On parlait de connexion…. Vos coups de cœurs musicaux communs ? Sur scène récemment….

M: Déjà on adore Bruno Mars !

A: On adore Bruno Mars.

M : Dès qu’on est en soirée, et même tout les deux, on s’ambiance et on tombe toujours d’accord : on met Bruno Mars… C’est le genre de questions ou on se dit toujours après qu’on a oublié quelqu’un genre…

A: Taylor Swift. Katie Perry. La pop en général.

M: Mais aussi les classiques. Parfois on se surprend à écouter du Blink. Du Limp Bizkit….

« Je suis même amoureuse de ses défauts. » Marina

Un morceau. De n’importe qui. N’importe quelle époque. Qui définirait ce que vous vivez là en ce moment ?

A: Je trouve que la reprise qu’on fait en concert…. « Just The Way You Are » de Bruno Mars nous définit bien.

M: Oui c’est vrai parce que Bruno Mars, dans cette chanson, décrit la femme qu’il aime et dit qu’elle est parfaite quoi qu’il arrive. Il aime tout d’elle. Et moi je me dis souvent, Alex, j’aime tout de lui.

A:Pareil.

M: Je suis même amoureuse de ses défauts. Parce que pour moi c’est des qualités. La personne peut être assise a coté de toi pendant des heures et sans se parler…. C’est une osmose en fait. C’est ce qu’il dit dans cette chanson et c’est vrai que ça nous représente bien.

 

                                                                                                                                                                              Propos recueillis par Julia Escudero, Mise en page rédaction Alexandre Bertrand