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Penelope Bonneau Rouis

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Lemonriver – Lynda (2022)

Le 4 novembre dernier, le groupe Lynda a sorti son EP Lemonriver. Sur fond de synthpop et de dream pop, le groupe offre une musique acidulée aux tonalités à la fois sombres et colorées. La veille, le groupe s’était produit sur la scène du 1999. 

C’est en 2017 au Sud de Londres que Lynda se forme. Composé de Russ Harley et de Youcef Khelil, le duo a déjà sorti une compilation de chansons depuis sa création, Lynda Tapes (2021).

Avec ce nouvel EP, Lemonriver, Lynda atteint finalement le point culminant de leur projet. Il s’agit de leur premier véritable EP, et composé avec le producteur Alan Braxe. L’univers un peu psychédélique (il n’y a qu’à voir la pochette!) se déploie progressivement sur chacun des morceaux. Notamment sur la chanson-titre dont l’instrumental invite presque à un voyage spatial.

Sur scène, Lynda exploite tout son potentiel. Lunettes noires sur le bout du nez, costume un peu oversize et baskets aux pieds, hanté par la musique, le groupe communie avec un public enthousiaste et manifestement connaisseur. Sur la scène du 1999, le duo s’exprime en anglais, principalement Youcef qui se présente un peu en frontman comique tandis que Russ est plus en retrait et concentré sur son synthé. Un peu les Men in Black de la Synthpop…

Ainsi, Lynda commence doucement mais sûrement à se faire une place sur la scène de la synthpop française. Avec leur univers un peu rétro-futuriste, le duo n’a pas fini de nous surprendre. Et on a un peu hâte de voir ça.


Queen par Mick Rock dans les années 70

Si aujourd’hui, l’évocation des Dieux du Stade nous fait rougir, il ne faut pas oublier les Dieux du Stade originels. Car avant les sportifs sexys et (à moitié) à poil, il y avait les chanteurs sexys et à moitié à poil aux chansons unificatrices telles que We Are The Champions ou We Will Rock You. Seulement voilà, Queen ce n’est pas seulement du rock de stade, à crier aux matchs de foot et en fin de soirée. C’est aussi tout un univers merveilleux, symbolique, de conte de fée. 

UN GROUPE de conte de fée

Si la forme moustachue du chanteur, Freddie Mercury, semble être de loin la plus mythique de toutes ses formes, ce n’est certainement pas l’unique. En effet, avant d’avoir le look de Thomas Magnum (sans les yeux bleus), Freddie Mercury était conteur d’histoires et de récits plus fantastiques les uns que les autres. Non pas dans des livres mais bel et bien dans ses chansons. Pour cela, retournons un peu en arrière. 

Queen – 1973

1973. Le premier album éponyme d’un groupe encore obscur sort. Queen. S’il passe relativement inaperçu auprès du public, il signe quand même le début assez flamboyant d’un quatuor d’exception. Sur ce premier opus, de nombreuses influences s’entremêlent, peut-être un peu trop : autant de glam-rock (My Fairy King), que des bribes de heavy-metal (Keep Yourself Alive), mais encore des thèmes plus mystiques avec par exemple Jesus Christ écrite par Freddie Mercury lui-même qui n’est pas spécialement de confession chrétienne. Mais on verra ça un peu plus tard. 

Un univers imaginaire peuplé

Mais ce sera véritablement à partir du deuxième album que la magie du groupe commencera à se déployer. Nommé très sobrement Queen II, on y trouve des chansons comme The Ogre Battle où il est question d’une sorte de bataille fantastique et hyperbolique entre des ogres sur fond de riffs de guitares particulièrement énergiques. L’album progresse comme une seule mélopée sans fin où chaque chanson se poursuit sur celle d’après. Il y est question d’ogres, de fées et de divinités, de reine blanche et de reine noire.  

Queen II – 1974

L’univers des débuts de Queen semble être peuplé de créatures et de personnages tous plus excentriques les uns que les autres : si ce n’est pas l’ogre de Queen II, ce sera la Killer Queen, call-girl de luxe se gavant de caviar et de Moët et Chandon ou le Fairy King régnant sur le fameux royaume de Rhye. 

S’il m’est impossible de savoir aujourd’hui si Freddie Mercury était un fan de Tolkien, force est de constater l’univers qu’il a su créer au sein de ses chansons : le royaume de Rhye, lieu merveilleux et utopique créé dans son enfance et plus facilement identifiable dans la chanson Seven Seas of Rhye, qui apparaît notamment dans My Fairy King : « In the land where horses born with eagle wings / And honey bees have lost their stings » , The March of The Black Queen ou encore Lily of the Valley : « Messenger from Seven Seas has flown / To tell the king of Rhye he’s lost his throne » 

Ce royaume est à l’image des thèmes abordés par le groupe : nature envahissante et créatures merveilleuses… À mesure que la carrière et la popularité du groupe explosent, le royaume de Rhye semble se détériorer peu à peu, disparaître. Serait-ce là le signe de la perte de son innocence ou de sa candeur ? 

une inspiration plus lointaine qu’elle n’y paraît

Ce goût prononcé pour le mysticisme et les pays lointains dans leurs textes vient très certainement des origines de Freddie Mercury. En effet, de son vrai nom Farrokh Bulsara, Freddie Mercury est né à Zanzibar, de parents membres de la communauté Parsì et de confession zoroastrienne. Première religion monothéiste de l’Histoire et apparue au IIème millénaire avant Jésus-Christ, elle prêche des valeurs pacifistes et de libre-arbitre de l’individu en centrant ses croyances autour d’un dieu unique Ahura Mazda. Mais on s’égare. Brève aparté pour souligner que l’éducation spirituelle de Freddie Mercury a probablement joué un rôle plus essentiel qu’on ne le pense dans la créativité du jeune musicien. Car, les paroles de leurs chansons ne sont pas les seuls éléments à regorger de symbolisme.  

En effet, Freddie Mercury doit son nom de scène -sans surprise- à Mercure, la planète associé à son signe astrologique – vierge – et d’une phrase de la chanson My Fairy King : « Mother Mercury, look what they’ve done to me. » Mais avant d’être une mère ou une planète, Mercure est avant tout un dieu, et pas n’importe lequel, le dieu messager. Y avait-il là une portée symbolique supplémentaire ? De plus, en anglais, « a mercurial personality » est une personnalité aux aspects changeants et imprévisibles. Chose qui est, en soit, tout le fond de commerce de Freddie Mercury dont le penchant pour l’excès le perdra, quelques années plus tard. 

Queen – I Want To Break Free
Vaslav Nijinski pendant une représentation de L’Après-Midi d’un Faune, 1912

Outrageusement symbolistes

Chaque groupe a sa signature. Les Stones et leur grande bouche, les Red Hot et leur astérisque, Fleetwood Mac et leurs affaires de tromperie. Mais pour Queen, tant de symboles nous viennent en tête : la Couronne, ce Q royal -sans mauvais jeu de mot- les tenues affriolantes de Freddie Mercury… Mais également leur logo particulièrement ornementé, qui tient plus du blason que d’un simple logo. Sur ce blason, dessiné par Freddie Mercury lui-même, se trouve en fait les signes astrologiques de chaque membre du groupe : un crabe pour Brian May, deux lions pour Roger Taylor et John Deacon et deux vierges pour Freddie Mercury. Deux soit par ego, soit par symétrie, je n’ai pas su déterminer. Cette assemblée de créatures solaires est présidée par un phoenix aux ailes déployées. 

De plus, si beaucoup se souviennent du clip de I Want to Break Free, pour leur travestissement, il est important de mentionner la seconde séquence du clip où Freddie Mercury en lycra et sans moustache campe le personnage de Vaslav Nijinski dans son propre ballet L’Après-Midi d’un Faune. Cette séquence nous apparaît comme un rêve éveillé, une entracte contradictoire où une théâtralité s’installe avant que la vie normale ne reprenne sa place lorsque Freddie Mercury de nouveau en desperate housewife entonne « But life still goes on ». 

Sur le même album, The Works, un second clip vient rappeler cet univers théâtral et décadent. It’s a Hard Life. Les premières notes, « I don’t want my freedom, there’s no reason for living with a broken heart«  sont directement inspirées d’un opéra italien, Pagliacci (1892) de Ruggero Leoncavallo et notamment chanté par Luciano Pavarotti. C’est d’ailleurs autour de cet univers que tourne l’esthétique du clip. Freddie Mercury y apparait en sorte de crevette géante dans une assemblée aussi extravagante qu’adorante de ses moindres faits et gestes. Les autres membres du groupes sont plus en retrait, apparaissent discrètement, dissimulés par cette foule et un chanteur peut-être trop envahissant de par son excentricité.

Innuendo, ou l’apothéose

Si un peu plus tôt dans l’article, je mentionnais la disparition (pour ne pas dire destruction) progressive du royaume de Rhye, je constate avec Innuendo (1991) que sa disparition ne fut que partielle et que quelque part dans l’esprit de Freddie Mercury , ce royaume existait encore. En effet, des inspirations lointaines apparaissent subrepticement dans la plus symbolique et tristement optimistes des chansons du groupe, The Show Must Go On. Là où My Fairy King disait : « Someone , someone / Has drained the colours from my wings / Broken my fairy circle ring » The Show Must Go On dit : « My soul is painted like the wings of butterflies / Fairy tales of yesterday, grow but never die / I can fly, my friends » 

Innuendo – 1991

De plus, le morceau I’m Going Slightly Mad et son clip semble être le dernier effort un peu mystique, un peu surréaliste, un peu comique du groupe. Il parle de lui-même :

Enfin, le morceau These Are The Days Of Our Lives, est une ode mélancolique et nostalgique à leur jeunesse. Celle que le groupe, dont le chanteur s’essouffle, vient à regretter. Là où Mercure après avoir transmis son ultime message s’en va rejoindre les étoiles.

PS : cet article fut majoritairement écrit en écoutant les Bee Gees. 


Wild Men – Thomas Daneskov

En salles le 24 août prochain, Wild Men est une comédie tantôt cynique tantôt touchante de cette fin d’été. Deuxième long-métrage du réalisateur danois Thomas Daneskov, Wild Men nous ramène à l’Âge de Pierre et des trafiquants de drogue. 

Wild Men : De quoi ça parle ?

Terrassé par une crise de la quarantaine particulièrement brutale, Martin (Rasmus Bjerg), marié et père de famille, a une idée plutôt singulière pour la combattre : vivre comme à l’époque des Chasseurs-Cueilleurs, loin de toute technologie, seul dans la forêt norvégienne. Si déjà, cette thématique vous parait assez charnue, imaginez qu’au même moment, un trafiquant de drogue, Musa, (Zaki Youssef), victime d’un accident de voiture se retrouve dans la même forêt à se cacher de ses comparses et de la police. Amitié insolite, courses poursuites, dialogues savoureux et crises existentielles parsèment donc cette petite perle du cinéma danois qu’est Wild Men.

Est-ce que c’est bien?

L’affiche du film est claire, Wild Men  serait un mélange entre Fargo des frères Coen et un The Revenant qui ne se prendrait pas au sérieux. À première vue, sans avoir visionné le film (ou même The Revenant), ça fait plus sourire qu’autre chose. En réalité, c’est un peu plus compliqué que ça. S’il y a bel et bien toutes les clés du buddy movie type et un désir de retour aux temps anciens (entre l’Âge de Pierre et le temps des Vikings, ce n’est pas toujours bien déterminé), il y a quelque chose de bien plus profond qu’un simple mélange des genres audacieux. Car cette comédie décalée est également teintée d’une certaine mélancolie. Dans Wild Men, Thomas Daneskov offre un regard ironique et parfois cynique sur la crise de la quarantaine d’un homme incapable d’exprimer ses émotions. Plutôt que de parler, il se réfugie dans un mutisme et une solitude qu’il pense indissociables de sa liberté et de son bien-être.

Dans ce film, Daneskov allie avec brio la comédie et le thriller. La qualité des dialogues un tantinet pince-sans-rire est à saluer.  Ses personnages sont aussi drôles que vulnérables : du policier endeuillé au « chef viking » qui accepte l’American Express et roule en voiture électrique. Chaque personnage apporte sa pierre à l’édifice dans cette comédie émouvante et singulière.

Ainsi, Wild Men, ce film à la croisée des genres sort en salles le 24 août 2022. Si vous êtes en manque de cavale, de Vikings et de survivalisme, rendez vous dans votre cinéma de quartier… en voiture électrique.

 


 

Midsommar – Ari Aster (2019)

Pour sa onzième édition, le Champs-Élysées Film Festival s’est montré particulièrement horrifique. Ari Aster, invité d’honneur et petit génie du cinéma d’horreur contemporain, est venu pour une Masterclass le samedi 25 juin dernier dans la Salle 1 du Balzac. Il explique son rapport à l’esthétisme excessif et marqué dans ses films qui prévaut souvent sur le réalisme et surtout, qu’il ne parvient pas à faire des films courts.

Pourquoi Hereditary, c’est bien?

Attention Spoilers- Hereditary est le premier long-métrage d’Ari Aster, sorti en 2018. Pour le décrire en quelques mots : à la suite de la mort de la grand-mère maternelle, une famille est frappée par de nombreuses tragédies (démoniaques pour la plupart). Si le pitch semble correspondre à un schéma de film d’horreur assez classique, le déroulé de celui-ci le place parmi les long-métrages les plus ambitieux de ces dernières années.

En effet, Hereditary, c’est plus qu’un film d’horreur où démons et sorcières se disputent le corps d’un ado, c’est avant tout un drame familial. Celle de la perte de la grand-mère un tantinet excentrique et plus tard de la fille de 13 ans, Charlie (Milly Shapiro). Contrairement à ce que l’on peut traditionnellement voir dans une grande partie du cinéma de genre, la mort n’y est pas associée au « fun » ou simples sensations fortes. Non, elle est froide et prend aux tripes. Comme la réalisation de l’immense Monsieur Aster qui arrive l’exploit de traiter quelques scènes grand guignolesques en dernière partie de pellicule de façon sobre et à faire frissonner. Comme « Conjuring » avant lieu, le film joue sur des codes connus pour mieux créer la surprise et l’effroi. A commencer par une scène particulièrement viscérale en milieu de métrage qui restera dans les esprits bien après son visionnage. Le poids de l’héritage familiale y est particulièrement exploité, comme la perte et ce qu’elle engendre. Aster y pose des plans longs et lents. Posant quelque part les bases de son futur Midsommar, qui lui aussi explorera le drame de la perte dans la famille.

 

Pourquoi Midsommar, c’est excellent?

Midsommar est le deuxième long (très long) métrage du réalisateur. Lundi 27 Juin dernier, le film a été projeté dans la grande salle du Balzac, là où la Masterclass avait eu lieu, deux jours avant. À 20h, Ari Aster monte sur scène pour présenter le film, qui est une « version longue » mais pas si longue que ça à son goût, puisqu’il aurait aimé en faire une de 4h. M’enfin, 2h50 c’est déjà bien.

Comme pour Hérédité, le début du film paraît au premier abord, suivre un schéma classique. Dani (incarnée magnifiquement par Florence Pugh) perd sa famille dans des conditions horribles. Son mec,  Christian (Jack Reynor)  veut la quitter mais ne sait pas trop comment s’y prendre, parce que vraiment, il se passe toujours un truc quoi. En plus, lui et ses potes (Will Poulter, William Jackson Harper) avaient prévu ce SUPER voyage en Suède, à Harga, la communauté de Pelle (Vilhelm Blomgren). Et dans la tête d’un mec, vous savez ce que l’on y dit du mythe de la Scandinave. Passons. Le spectateur calé en film d’horreur arbore son sourire le plus assuré en s’installant bien confortablement dans son fauteuil : ça va être une bonne séance.

Lors de l’arrivée en Suède des personnages, le contraste avec le début du film est frappant. Les couleurs vives sont saisissantes et donneraient presque envie à nous autres, citadins (même si on a quand même Paris Plage et le parc Monceau), de s’évader pour un petit week-end en pleine nature. Jusqu’à ce que les cérémonies commencent…

Car ce qui est frappant dans ce film, c’est qu’Ari Aster a réussi l’exploit de créer un film aussi visuellement et esthétiquement subjuguant en terme de couleurs en y apposant un sujet aussi sombre et glauque. S’il nous (citoyens francophones) arrive de dire que « ce qui se ressemble s’assemble », on a également tendance à dire que « les opposés s’attirent ». Et c’est exactement ce qu’il se passe dans ce film. Le fond épouse la forme de manière presque contradictoire, créant un chef-d’oeuvre du cinéma d’horreur psychologique.

C’est vrai ça, un film d’horreur garni d’aussi belles fleurs, d’aussi belles filles et d’aussi beaux garçons dans un pays où il ne fait presque jamais nuit en été, ça fait plus sourire que frémir. Et pourtant, voilà qu’on se retrouve avec des nausées (pour les plus sensibles), des frissons et les main serrées entre les cuisses en se pliant en deux de dégout. Il faut se l’avouer, c’est une prouesse.

Mais Midsommar, ce n’est pas qu’un film d’épouvante chamarré. C’est également une petite satire des moeurs américaines, d’un American Gaze tourné au ridicule.

Si Dani semble très rapidement charmée par les festivités (malgré un petit choc lors de la première cérémonie qui est justifié), Christian, Mark et Josh se montrent peu compréhensifs face à la culture de la secte. Bon, après ça reste une secte. Mais quand Christian et Josh veulent tous deux rédiger leur thèse sur les coutumes de Harga, la paire semble davantage se disputer sur l’exclusivité du sujet que sur la célébration de la culture en elle-même. Je répète que ça reste quand même une secte.

Et quand Josh, après ne pas avoir respecté le souhait des anciens de ne pas prendre de photos du livre sacré (déjà, ça promet) disparait mystérieusement, Christian n’hésite pas une seconde, lorsqu’interrogé, à se désolidariser de son pote, en assurant que vraiment, ils ne se connaissent qu’à peine. Le buzz et l’exclusivité avant tout, curiosité mal placée qui te courra à ta perte.

Uniquement Dani, esseulée et en deuil, trouvera un vrai sentiment d’appartenance au sein de cette communauté. Elle est le personnage le plus vulnérable, la plus susceptible de se faire alpaguer. C’est ce que Pelle doit voir en elle, quand il la regarde avec intensité en lui montrant la May Queen de l’année précédente,  alors qu’ils sont encore aux États-Unis. La beauté du décors fait échos à la souffrance d’une héroïne maltraitée qui en appartenant à un tout finit par devenir le décors.

Là encore, le poids du deuil est également présent. Une scène en particulier vient troubler les esprits. En début de pellicule, Dani en larmes cherche le réconfort dans les bras de Christian. En vain, aucune empathie ne vient profondément troubler le tableau. Son besoin de trouver une appartenance à un groupe, à perdre sa solitude vient pourtant trouver écho dans la communauté sectaire d’Harga alors qu’une nouvelle fois trahie esseulée, ses cris sont soutenus par ceux des femmes qui la composent.

Souvent mis en lumière lorsque le film est traité, la relation toxique dans laquelle s’est perdue Dani fait partie des points important à souligner. Elle est le catalyseur du récit, le fil rouge d’une héroïne qui ira se perdre dans une autre forme de toxicité. Midsommar est un récit aussi visuel que glaçant, aussi beau qu’intense, aussi puissant qu’à fleur de peau. Une œuvre à découvrir absolument en attendant son prochain métrage qu’il promet encore long et probablement puissant.