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novembre 2025

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Le nouvel album de Rosalía a déjà fait le tour du monde et reçu une floppée d’éloges saluant son audace et sa grandeur. Numéro 1 partout. En un temps record, tout le monde criait déjà au génie, certains allant même jusqu’à parler de révolution pop. Aujourd’hui, nous arrivons un peu après l’euphorie générale, 11 minutos tarde, mais non moins excités par cette œuvre majeure de 2025, et nous souhaitions en remettre une couche si vous le voulez bien. Alors, LUX, révolution ?

Rosalía
Rosalía

Déjà en 2022, soit il y a 3 ans, le nom de Rosalía était sur toutes les lèvres et sa musique dans toutes les oreilles, avec l’album MOTOMAMI, bijou de pop moderne aux mélanges de flamenco, salsa, hip-hop, soul, reggaeton… La chanteuse espagnole déjà au sommet. Une star mondiale. Comment revenir sur le devant de la scène en marquant le coup ? s’est-elle très certainement posé la question. En allant chercher ailleurs, s’est-elle très certainement dit. Et voilà qu’en cette fin d’année, ce fut l’heure de cette renaissance. Rosalía transformée en sainte, accompagnée d’un orchestre, et chantant en 10 langues différentes. Dit comme ça, on aurait tendance à penser que c’est un moove de prouveuse. Et c’est d’ailleurs ce que nous nous sommes dit, notamment à la sortie du premier single « Berghain » qui, pris individuellement, n’a pas été tant un choc, malgré l’artillerie lourd déployée. C’est seulement plus tard qu’il nous ait apparu, inscrit dans un ensemble.

 

Une approche qui interroge Rosalía

Mais d’abord, avant d’être convaincus, et nous allons y venir, une interrogation cruciale : qu’est-ce que tout le monde a avec les orchestres symphoniques ? Comme si c’était une étape obligatoire pour « augmenter » sa musique via une approche maximaliste… Comme si, presque en opposition avec une précédente identité plus populaire, il fallait à tout prix redonner vie à la musique, la rendre plus humaine, plus chaleureuse. C’est en tout cas ce qu’affirmait Daft Punk en 2013 sans même aller jusqu’à l’orchestre. Or, cette pensée cache un sous texte : il y est question de rendre une musique populaire plus appréciable par les classes aisées. La rendre donc plus « savante », si l’on s’en tient à cette opposition historique entre musique savante et musique populaire. Alors, lorsqu’on apprend que Guy-Manuel de Homem-Christo, une moitié de Daft Punk, aurait coproduit des titres de LUX, on espère que cette vision a évolué et qu’elle ne s’applique pas à Rosalía. Car les artistes ont évidemment le droit et le loisir d’être attirés par une démarche plus « humaine », comme ils aiment à l’appeler, sans tenter de l’opposer à leur passé pour mettre de l’ombre sur ce dernier.

A contrario, on peut aussi penser différemment et se dire : il ne s’agirait pas tant pour l’artiste de trahir son identité populaire, mais plutôt d’utiliser simplement une forme associée à la musique savante pour justement y incorporer cette identité intacte. Et d’ailleurs, en ce sens, certains férus de musique classique reprocheraient à LUX de trop simplifier cette dernière, de lui enlever sa complexité, ses variations, son « aura »… C’est bien que sa musique continue de s’adresser à un public hyper large sans chercher à atteindre forcément des classes plus élevées. Les chiffres vont d’ailleurs dans ce sens. En touchant autant de personnes, de fait, elle reste dans une certaine approche populaire qui rend son album encore plus surprenant.

ROSALÍA - Berghain (Official Video) feat. Björk & Yves Tumor

 

Peur de rien ! Rosalía

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Car au-delà des interrogations qu’il soulève sur sa démarche, LUX a aussi été pour nous une sacré claque. Et oui, quelle œuvre riche, complexe, puissante. Son écoute constitue un labyrinthe émotionnel jouissif, d’une incroyable accessibilité. Rosalía flex, et le fait avec brio. Musique baroque, opéra allemand, chant lyrique… Jusqu’où peut-elle aller ? Rien ne semble être une barrière. Le plus étonnant étant la cohérence d’ensemble. Le tout s’enchaine magnifiquement, sans même se rendre compte des performances dingues de l’artiste. C’est toute la force de LUX, de combiner une multitude d’éléments divers en une entité compréhensible, logique, fascinante, qui jamais ne tombe dans l’effet inutilement.

 

Une valse grandiose Rosalía

Tout est parfaitement maitrisé, d’une folle précision. Et quand vient « Berghain » par exemple, qui ne nous avait pas tant marqué en tant que single, là, à ce moment précis dans l’album, le morceau prend tout son sens, par son entrée majestueuse. Il faut dire qu’il arrive après le sublime « Mio Cristo Piange Diamanti » et que l’enchainement des deux relève de la perfection. Varier les ambiances, les rythmes et les manières de chanter, est une des forces implacables de LUX. Parfois, comme sur les géniaux « De Madrugà » et « Dios Es Un Stalker », Rosalía met un temps de côté le lyrisme pour mieux retrouver son identité pop, avant de refaire un pas en arrière (ou en avant ?) comme prise dans une valse avec elle-même sur le morceau d’après, l’incroyable « La Yugular » dans lequel elle prend son temps jusqu’à un final grandiose. LUX est en mouvement constant, dans une avancée rotative hypnotisante. Ses sons électroniques au service du classique le rendent tout particulièrement moderne, sans aller jusqu’à parler de révolution. Björk est passée par là avant, et Rosalía le sait, puisqu’elle la convie sur l’album, comme pour lui rendre hommage et la remercier. Le choc de leurs deux voix sur « Berghain », toutes deux organiques, mais l’une plus texturée et âpres que l’autre, est une merveille.

 

Histoires de femmes religieuses Rosalía

LUX est aussi un hommage à plusieurs femmes, figures saintes associés à la religion comme Santa Rosa de Lima (« Reliquia ») ou encore Ryonen Genso (« Porcelana »), une moine bouddhiste japonaise. Rosalía met en avant leurs histoires, dans la langue d’origine de ces femmes, sans se les approprier, mais en faisant un parallèle avec ses propres expériences. D’où le fait qu’elle se mette en scène en tenue religieuse sur cette magnifique cover.

Avec cet album, l’artiste espagnole signe donc l’œuvre musicale la plus écoutée et saluée de l’année 2025, provoquant l’excitation générale. C’est la preuve qu’elle est parvenue à satisfaire ses fans inconditionnels tout en arrivant à atteindre un nouveau public. Et, de prime, faire rager les puristes de musique classique. On trouve ça magnifique. On ne peut qu’applaudir.

 

Rosalía - LUX
Rosalía – LUX

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Lors de cette rencontre passionnantes nous avons parlé d’industrie de la musique, de Londres, de Toronto, de santé mentale, de deuil amoureux, de Madonna, de Donald Trump. Rendez-vous en vidéo pour tout découvrir !

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Sydney Minsky Sergeant : brillant men’s club

Sydney Minsky Sargeant
Sydney Minsky Sargeant par Max Miechowski

Sydney Minsky Sergeant a bien grandi ! Poussé à la célébrité et sur d’immenses tournées depuis son plus âge grâce à son groupe de génie, Working Men’s Club, le chanteur avait besoin de prendre du recul. Voir même de faire une pause pour mieux regarder dans le rétroviseur. Le voilà donc en studio avec son ami, le producteur Alex Greaves pour enregistrer un seul morceau « Lisboa ». Seulement, le rendu est trop bon, il faut poursuivre l’opération, aller chercher d’autres titres. Alors, Syd, pour les intimes, part en quête de son répertoire. Il retrouve ses premiers écrits, datant parfois de ses 14 ans. Comment un môme peut-il avoir la maturité artistique d’écrire pareille prouesses ? La question se pose. Et pourtant, la réponse semble évidente. Le musicien a la même aura en solo qu’un certain Grian Chatten de Fontaines D.C qui s’offrait sur « Chaos for the fly » un masterpiece. « Lunga » est de ce type de chef d’oeuvres, une merveille, aussi simple que bouleversant. Son post punk s’y fait plus folk, plus acéré. Derrière les douleurs qui lui servent à écrire, vient le besoin d’avancer. Autant peut-être que celui de se reconnecter à une version de lui aujourd’hui lointaine. Pour lui donner vie, il prend en main tous ses instruments, enregistre même dans une église donnant ainsi de la profondeur au son. Le même degré de profondeur et d’espoir qui hantent son esprit .  « C’est un pas de côté par rapport à ce qui m’a rendu célèbre cet album » explique-t-il « J’avais besoin de le faire. C’est un voyage méditatif. Il m’a permis de réaliser des choses pendant que je grandissais et d’avancer. » L’occasion pour lui de repenser à ses relations passées, sans colère ni ressenti mais plutôt : « De faire le point sur mes émotions. De me demander où est ma place dans le Monde. »

Prendre la route pour se découvrir en tant qu’adulte

C’est à l’occasion de son passage au Pitchfork festival, dans la salle du Silencio que j’ai eu la chance de discuter avec Sydney Minsky Sergeant. Il faut le dire, il est beaucoup trop facile de se laisser tomber en amour lorsque l’on écoute ce premier album. Si les titres y ont été écrits à différentes périodes de son existence, le musicien arrive à donner à l’ensemble une cohérence rare. Plus qu’un opus, c’est un voyage initiatique que l’on découvre. Une certaine obscurité le peuple et au fond une note d’espoir prend la dominante. L’adolescence est une période charnière, puissante de la vie. Et notre homme n’a jamais vécu la sienne de façon normale. Les tournées, les concerts l’ont éloigné du chemin que l’on emprunte tous.tes et qui permet de définir l’humain que nous souhaitons être une fois que l’âge adulte nous a atteint. Et surtout pas éteint d’ailleurs. C’est de cet apprentissage qu’il est important de parler pour le jeune homme timide qui regarde de côté pendant que nous conversons. « Dans la majorité de l’album il y a beaucoup de sentiments issus de mon subconscient.  » explique-t-il en pesant chacun de ses mots. « C’est quand j’ai conclut l’album que je me suis senti grandi sur beaucoup de  sujets. Sur beaucoup de cadences de l’albums, certaines choses sont parfaites et d’autres imparfaites. Je me suis senti bien plus adulte parce qu’il n’a rien à voir avec tous les autres albums que j’ai fait.  Tout s’est emboité au cours des dernières années. Et à la fin je me suis rendu compte que j’étais une personne complètement différente de celle qui a écrit les morceaux. »

S’il parle facilement de perfection c’est avant tout parce qu’il est tout autant perfectionniste sur scène. Ce soir là, sur les planches du Silencio, le son des instruments devient son travail le plus méticuleux. Stressé, probablement mais surtout déterminé. Chaque note est pensée avec profondeur alors que trois musiciens lui donnent la réplique. Assis au centre de la pièce, le regard songeur, notre homme se raconte avec la même sincérité qu’il avait plus tôt lors de notre échange.  » Je voulais capturer l’idée d’un nouveau jour et être le plus honnête possible. J’en profite pour embrasser les beaux côtés de la vie mais aussi accepter que j’ai fait des erreurs et que je ne compte pas les fuir. »

silence, ça pousse sydney minsky sergeant

Sydney Minsky Sargeant Lunga
Sydney Minsky Sargeant photo Max Miechowski

 » La raison pour laquelle je n’ai pas eu de mal à me replonger dans mes anciennes compositions c’est avant tout parce que je ressentais encore les émotions de cette époque. Certains sentiments étaient également comme une histoire fantaisiste que je me raconte. Par exemple quand je dis que tout va bien, ce n’est pas vrai. Mais c’est une façon de me convaincre et de me rassurer. C’est comme ça que j’avance dans la vie. Et puis il est rare que j’aille en studio et que j’accepte d’enregistrer un morceau si je ne pense pas ce que j’ai écrit.  » L’important pour lui, c’est de toujours rester honnête envers lui-même. Mais le chanteur utilise-t-il la pensée magique pour combler son apprentissage de l’existence ? Vous savez cette méthode qui permettrait à une personne de concrétiser ses désirs par le simple pouvoir de ses pensées. « Je crois que l’espoir peut te transporter vers un endroit meilleur. Même si vous n’y êtes pas du tout. Quand je travaillais cet album il n’y avait pas un moment où je voyais la mort à l’horizon. Peut-être que j’y pensais mais dans les faits elle n’était pas là. Il n’y a pas eu de moment où je goûtais entièrement au bonheur pourtant  tout ce qu’il y a de rationnel chez moi convoquait l’espoir. Et c’est ce qui est devenu le plus grand thème de l’album. »  Pour lui il est aussi important de se rassurer que de rassurer les autres. « C’est ok de se sentir comme de la merde. Et même sain d’aller mal parfois. Il faut embrasser ce sentiment et en tenir compte mais savoir que c’est un moment précis. » Parfois se replonger dans une période de sa vie à travers la musique le replonge dans le pire mais il sait que ce sentiment n’est plus vrai aujourd’hui. La composition lui sert pourtant à s’y replonger pleinement pour mieux avancer. La raison pour laquelle une mélodie existe c’est aussi parce qu’elle est la photographie d’un instant T. Un art qui va coller à « Lunga » dont la texture et la production sont particulièrement visuelles. Les titres s’y vivent comme une histoire que l’on raconte, une quête de  soi propre à la littérature qu’il affectionne particulièrement et qui l’inspire toujours. « C’est de la nourriture pour mes penser et ça me permet de me challenger. » Tout ça lui permet de me se questionner : « Pourquoi ai-je ressenti tout ça ? Qu’est ce que tu sais aujourd’hui que tu ne savais pas à ce moment là?  » Voilà qui  va de pair avec son désir profond de devenir une meilleure personne. Un sentiment qu’il exploite différemment dans son travail de composition et scéniquement. Lorsqu’il écrit le musicien arrive à dissocier le ressenti, à le réfléchir. Là où la scène plus brut, oblige à vivre dans l’instant. Et à créer une magie chaleureuse, une pureté si forte qu’elle englobe la petite scène parisienne de la salle créée par David Lynch sur laquelle il se produit ce soir-là.

Le bien, ennemi de ses compostions ? sydney minsky sergeant

« Si les choses vont trop bien pendant trop longtemps, elles deviennent ennuyeuses. » Lâche-t-il, en appuyant sur chaque terme, le regard toujours dans le vide, concentré sur ses mots. Autant qu’il peut l’être sur ses notes. Il faut dire qu’il sait être à fleur de peau et s’écouter entièrement. « Je peux me sentir bien quand je me sens mal, et l’inverse également. »  complète-t-il. Des sentiments qui peuvent souvent prendre de l’ampleur avec les tournées et introduisent chez lui un sentiment de chaos. « Peut-être pas à ce point mais ça peut être très stressant. Entre mes 16 et mes 20 ans, la vie est allée très vite pour moi. J’ai du composer avec l’industrie de la musique et mon groupe. J’avais le sentiment que les choses avançaient si vite que je ne pouvais pas les suivre émotionnellement. Ca m’a pris des années pour pouvoir me poser et prendre le temps de comprendre ce qui m’est arrivé. Et c’est ça ce qui était chaotique pour moi. » Voilà qui explique entièrement tout son propos et son travail de composition. Une vie d’adulte dans laquelle il était propulsé trop vite. Une vie de musicien que la plupart des gens n’expérimentent jamais. C’est toute la clé pour mieux percevoir les merveilles de son nouvel opus. « Je pense que j’avais juste besoin de redevenir une personne normale.  » Et la clé pour trouver cette normalité se trouve peut-être dans un miroir tourné vers le passé. Le titre qui donne son nom à l’album est d’ailleurs une interlude instrumentale  et expérimentale reprise du dernier morceau de l’album « Fear Fear » de Working Men’s Club. Le passé sombre s’y fait lumineux. Comme l’avenir d’un artiste intemporel à la pureté de compositeur trop rare. Sa délicatesse et son élégance lui auront ouvert les porte du Pitchfork, festival d’avant-garde qui a su trouver les talents de demain mettant notamment en scène Charli XCX par le passé. Nul doute que notre homme marquera lui aussi l’histoire de l’évènement.


Carlos O'Connell de Fontaines D.C. @Pénélope Bonneau Rouis

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