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avril 2023

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Comme il le fait depuis 2010, le Prix Pernod Ricard France Live Music aide cette année encore au développement des artistes émergents français. Entre autre de son prix qui offre à ses artistes un véritable accompagnement, il promet de mettre en avant des lives gratuits et accessibles pour tous et toutes dans l’Hexagone. Des engagements auxquels le prix tient tout particulièrement. Du 13 mars au 23 avril 2023, les artistes qui le souhaitaient pouvaient y postuler. Un appel à candidatures toujours très suivi puisqu’en 2022, 1300 artistes et groupes y avaient répondu. Un top 100, puis 10 seront ensuite établis avant l’annonce du grand ou de la grande lauréat.e lors d’une soirée organisée le 31 mai. Les artistes remportent un suivi, une aide au développement, à la communication, à la production et au live afin de booster leur carrière. Quentin Delbecque, le nouveau manager du dispositif a accepté de répondre à nos questions. Il détaille les initiatives du prix, ses nouveautés ainsi que son fonctionnement. Interview.

Prix rernot ricard 2023

  • Tu es le nouveau manager du Prix Pernod Ricard France Live Music, tu y as entrepris un véritable travail de redynamisation. En quoi ça consiste exactement ?

Quentin Delbecque : Le projet Pernod Ricard France Live Music repose sur deux piliers depuis toujours : le soutient de la scène émergente en France et l’organisation de concerts gratuits et accessibles à tous. Cette année nous avons la volonté de faire émerger le programme auprès du grand public. Pour cela nous avons travaillé une stratégie de contenu afin de mettre en avant notre action de mécène dans la filière musicale. Pour la première fois, un artiste sera le parrain du Prix (Julien Granel) et intégrera le jury. L’idée est de pouvoir développer du mentoring entre le parrain et le lauréat.

  • L’année 2023 sera une année particulière pour le prix puisqu’elle promet une grande soirée pour annoncer le ou la gagnant.e. Comment préparez-vous ces retrouvailles avec les soirées Pernod Ricard France Live Music ?

Quentin Delbecque : Nous sommes ravis de produire de nouveau une soirée de révélation. Nous revenons dans une salle avec qui nous avons déjà travaillé par le passé (Le Trabendo) avec la volonté de rendre le live accessible à tous grâce à des concerts gratuits. C’est très important pour nous de pouvoir se connecter avec le public lors de ces soirées qui sont toujours spéciales.

  • L’an dernier, Carmeline a remporté le prix Pernod Ricard France Live Music. Qu’est ce qui a fait que sa candidature s’est dégagée de celle des autres artistes ?

Quentin Delbecque : Carmeline s’est avant tout démarquée par la qualité de sa musique. Le jury a été conquis par la richesse de ses influences et son univers chaleureux. Un point d’attention a également été porté sur son image et la manière dont elle travaille sa DA. Enfin, son énergie débordante et sa volonté de toujours vouloir se démarquer a fait la différence.

  • Comment sont choisis les gagnants du prix Pernod Ricard France Live Music? Plusieurs sélections sont faites avant d’arriver au choix du grand vainqueur ….

Quentin Delbecque : Il y a trois phases lors du prix : D’abord, la phase de candidature. Tout artiste respectant certains critères de base (Avoir sorti au moins un titre, avoir fait au moins cinq concerts, habiter en France…) et ayant la volonté de développer son projet à travers le live peut s’inscrire sur notre site.
Avec mon équipe nous sélectionnons un Top 100. Ensuite un jury composé de divers professionnels de l’industrie musicale va dans un premier temps sélectionner un top 10 puis le lauréat. A chaque étape, les artistes gagnent des lots ou des accompagnements spécifiques via nos partenaires (Groover, Tunecore, Yamaha…)

Notre ambition et de pouvoir donner toutes les clés à un artiste en développement pour être en capacité de gérer sa carrière de manière autonome

  • Le Prix Pernod Ricard France Live Music c’est un accompagnement complet. Il inclut du développement, de la communication, de la production, du Live. Comment avez-vous mis en place cette stratégie pour les artistes ?

Quentin Delbecque : Au-delà de l’aspect live qui est central dans notre accompagnement, il était important pour nous d’aller plus loin. Notre ambition et de pouvoir donner toutes les clés à un artiste en développement pour être en capacité de gérer sa carrière de manière autonome et d’avoir une bonne compréhension de l’industrie. En mettant en place les partenariats de cette année, je me suis très vite rendu compte que pour que l’accompagnement artistique ait un impact, il fallait privilégier un dispositif 360. Des formations sur l’industrie, le digital, la communication, ainsi qu’une résidence, l’organisation d’une tournée de festival, un shooting, de l’amplification média, de la promotion et de la distribution permettra à l’artiste de travailler plusieurs aspects de sa carrière.

  • Comment sont choisis les membres du jury ? Sont-ils présents sur toutes les éditions ?

Quentin Delbecque : Les membre du jury sont choisis en fonction de leur métier et expertise respectif dans la filière musicale. L’idée est d’avoir un panel représentatif : Label, festival, DSP … Certains seront amenés à travailler directement avec le lauréat dans le cadre du Prix.

  • Quelles relations gardez-vous avec vos anciens lauréat.es ?

Quentin Delbecque : Nous cherchons toujours à les accompagner le plus loin possible et si nous pouvons poursuivre l’accompagnement avec des opportunités intéressantes nous le faisons. C’est toujours plaisant de pouvoir recroiser des artistes quelques années plus tard.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Pernod Ricard France Live Music.

Les dates à retenir

  • 13 mars au 23 avril 2023 : appel à candidatures puis sélection du top 100
    par l’équipe Prix Société Pernod Ricard France Live Music
  • 26 avril : annonce du Top 100
    26 avril au 2 mai : vote du public + jury
    3 mai : annonce du Top 10
    3 mai au 8 mai : vote du public + jury
  • 31 mai : annonce du lauréat à l’occasion du concert de révélation

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Clément Froissard à La Maroquinerie – Crédit Photo : Louis Comar

Ce 17 avril promettait une nuit inoubliable. En effet, Clément Froissart prenait d’assaut la Maroquinerie de paris pour présenter au public son premier album solo : « Nuits Agitées ». Un opus à la mélancolie solaire, où la douceur prime. C’est d’ailleurs le mot d’ordre d’un concert onirique où précision la dispute avec émotions à fleur de peau.

Le calme après la tempête. L’album « Nuits agitées », premier né de la vie post Concorde de Clément Froissart traite un peu de cela. De la pluralité de nuits blanches mais pas d’idées blanches. Les joies y côtoient les douleurs. Les nuits peuvent être empruntes d’amour, d’amitiés, de folies, de tristesse et s’éterniser sans jamais y rencontrer le sommeil. La mélancolie s’y dessine avec joie et lors de ces heures particulières, les ombres deviennent des amies fidèles. En cette fin de journée, la météo semble s’être mise en accord avec l’opus du chanteur. La journée grise, morne et froide laissait place, alors que la lumière diminuait doucement à une douceur plus agréable. Dans la cours de la Maroquinerie, rouverte après des déboires absolument rocambolesques, le public profite d’un verre en attendant de rejoindre la salle pour accueillir avec bienveillance un concert agité .

Clément Froissard à La Maroquinerie – Crédit Photo : Louis Comar

Si la salle n’est pas pleine à craquer, elle profite de sa configuration idéale. Le public est bien là mais il est possible de respirer, chanter, danser.  Lorsque Clément Froissart monte sur scène, son look de crooner fait mouche. Vêtu d’un costume ample, les cheveux gominés, il donne le ton dès ses premières notes : la bienveillance sera de mise. Bien souvent, les artistes changent de personnalités à la minute où ils montent sur scène. Ils deviennent un personnage, celui de leurs compositions, une forme d’objet à destination du public. Ici, la chose est différente. A la ville, le chanteur inspire aussi bien confiance que sympathie, s’exprime avec douceur, prend le temps d’écouter. Sur scène, la chose est aussi vraie. Venu aidé de ses amis et anciens coéquipiers de Concorde pour l’accompagner aux instruments, Clément tend l’oreille. Il écoute les mélodies en même temps qu’il les joue et de cette faculté née une harmonie enivrante. La précision musicale profite de la beauté de ceux qui savent jouer et qui aiment leurs instruments. Les synthés apportent leurs touches rétros à des compositions modernes qui s’inscrive dans une nouvelle vague française construite.

Notre maitre de cérémonie se revendique de Brian Eno et lui emprunte sa force créative. Contrairement à Eno en revanche, la noirceur ne sera pas reine de la soirée. Rapidement les racines rock du chanteur se rappellent à lui. Les guitares s’accélèrent, les synthés s’amplifient, la batterie s’énerve, le tout prend de l’ampleur. Le rendu est communicatif et la salle se met à onduler franchement en répondant à la voix et aux instruments. Au premier rang, certains ne manquent pas une syllabe et connaissent les morceaux par coeur. A tel point que Clément Froissart finit même par s’offrir un bain de foule et rejoint ainsi la fosse pour chanter avec elle. La set list elle, se délie et fait la part belle aux nouveaux titres du chanteur. « Aux Larmes » version étendue, « Rendez-vous », « La Vague aux cheveux d’or » se succèdent. « Nuit Agitée » le pendant au singulier du titre de l’album apparait à mi-parcours alors que « Soeur » plus tardif permet au chanteur d’avoir un mot pour sa soeur, présente dans la salle : « Je t’aime » lâche-t-il.

Nostalgie estivale

Il s’adresse d’ailleurs régulièrement à la salle, prend le temps de raconter ses titres comme il se raconte et se dévoile sur son album. Avec fierté il demande également à Leea, sa première partie de le rejoindre sur scène le temps d’un duo « Elle est tellement talentueuse. », ajoute-il.  L’alliance fonctionne parfaitement, tout comme les lumières, particulièrement maitrisées ce soir et dont les teintes ajoutent à la prestation du chanteur et son esthétique estivale. La Maroquinerie est transportée dans une fin de journée chaude et ses nuances douces qui invitent déjà à la nostalgie de l’instant passé.

Même le nuits les plus agitées doivent malheureusement prendre fin. Après un rappel, il est temps de tirer sa révérence et de poursuivre ses déambulations nocturnes dans un Paris en lutte qui quelques heures plus tôt offrait un concert de casseroles à ses fenêtres pour montrer son désaccord contre l’allocution d’Emmanuel Macron. « Je reviendrai avec un plus de morceau et un second album » promet sourire aux lèvres notre homme. Reste à lui espérer quelques insomnies créatrices pour s’exaucer. En attendant, le retour dans le nuit se fera sur l’air de ses titres, le doigt sur repeat pour mieux contrer la mélancolie qui s’installe trop vite une fois un bon moment terminé.

Clément Froissard à La Maroquinerie – Crédit Photo : Louis Comar

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New-York, berceau de la musique, repère des nuits et ses multitudes de temples pour ceux qui ne rentrent pas dans les cases étroites de la société. En 1979, le Pyramid Club y ouvre ses portes dans l’East Village. Très vite il devient le repère d’une « nouvelle race de performers drag politisés ».  Parmi les premier.es à s’y produire : des personnalités : Ru Paul en tête de liste mais aussi Lydia Lunch,  Nirvana, Sonic Youth, les Red Hot Chili Peppers pour leurs premiers shows dans la grande pomme. Madonna elle y organise son premier concert caritatif contre le SIDA.  Le lieu devient un repère et une des emblèmes qui fait du East Village un quartier privilégié autant pour les scènes drag, gay, punk et artistiques que pour un public qui s’y reconnait.

black lips barEn 1992, ANOHNI, femme trans, connue pour sa carrière dans Antony and the Johnsons et pour sa proximité artistique avec Lou Reed s’unit avec Johanna Constantine et Psychotic Eve alors qu’elles sont dans leur vingtaine. Elles forment le Black Lips Performance Cult. Avec environ 13 autres personnes, elles décident d’écrire des pièces irrévérencieuses. Le Blackl Lips pose ses valises au Pyramid Club et prend le créneau des lundis pour présenter ses créations. L’esthétique prime alors qu’elles subliment autant la culture gothique que drag. Parmi leurs performances, « La naissance d’Anne Frank » mais aussi l’arrachage d’un faux foetus en sang du corps du performer James F. Murphy ou bien la troupe qui vomi le corps de Jake L’éventreur. A l’époque il était possible d’être subversifs et créatifs. Les voilà donc qui se mettent à la chanson. Leurs représentations sont parfois drôles, parfois dévastatrices et empreintes d’une réalité qui s’inscrit en parallèles avec la montée du SIDA.

Blacklips Bar: Androgyns and Deviants —  1992 – 1995

pyramid clubBlacklips Bar: Androgyns and Deviants — Industrial Romance for Bruised and Battered Angels, 1992 – 1995, de son nom complet est la compil qui s’inscrit dans trois années de cette histoire. A l’initiative d’ANOHNI, les 90 minutes qui la composent sont un hommage vibrant  au Black Lips Performance Cult, leurs prédécesseurs, inspirations et des enregistrements rares des titres composés par leurs membres. Le parcours y est incroyable, d’autant plus que la pluralité musicale est de mise alors que chaque piste profite d’une véritable force underground.

Meng & Ecker ouvre le bal avec un morceau plutôt dansant. Son histoire, à l’image de la compilation est atypique et barrée. Savoy Books fut fondé en 1976 en Angleterre. Les livres qui y furent publiés incluaient des contenus plus que sensibles allant du « Lord Horror » de David Britton avec parmi ses personnages principaux Hitler et le nazi Lord Haw-Haw (un ouvrage nihiliste et sadique) ou encore des romans graphiques entre pornographie et sci-fi et donc « Meng & Ecker » (illustré par Kris Guidio) qui retrace le parcours cauchemardesque d’une personne transsexuelle et punk dans un décor anarchique.Les ouvrages étaient si choquants qu’ils valurent à l’un des créateurs de Savoy, David Britton, deux ans de prison. En 1989, Denis Johnson et Rowetta créèrent un titre électro, illustration sonore du fameux texte « Meng & Ecker ».  Johanna Constantine, une membre du Blacklips, tombe sur la librairie alors qu’elle est étudiante à Leeds. Elle suit la trace de leurs bureaux jusqu’à Manchester non sans avoir pris le temps de fouiller et s’approprier leurs oeuvres. Lorsqu’elle les retrouve, Savoy vient de subir une descente de police. Pour y répondre, ils impriment des tee-shirts représentant le chef de la police locale la tête explosée. Voilà qui donne le ton d’un album pluriel qui ne rentrera jamais dans les cases.

ANOHNI : âme rebelle aux manettes

AnohniEvidemment ANOHNI étant à la tête de la création de ce joyau et de cette quête d’une histoire si significative, ses titres peuplent en nombre cette galette.  L’un des plus incroyables moments de cet opus est une version précoce du titre « Rapture » qu’elle éditera par la suite avec The Johnson puis en featuring avec Lou Reed. On retrouve également « People are Small » (avec Justin Grey), « Blacklips » ou « Love Letter ».  C’est elle qui raconte l’histoire de ce collectif artistique dont les créations sont parfois le reflet violent de la réalité toute aussi violente qui les frappe : les années SIDA. Pour  en parler, les titres s’entrecoupent d’extraits d’interviews, très vite on retrouve d’ailleurs Vito Russo, activiste d’AIDS. Des temps différents, parfaitement efficaces dans ce tourbillon mélodique souvent sombre, hallucinant, vibrant au plus fort.

Bouillon artistique

La noirceur, elle s’illustre aussi par l’horreur, le jusqu’au boutisme, les cris, les interludes. Un extrait d’une publicité pour un show d’Halloween rencontre des extraits de DJ sets. Pas étonnant donc d’y retrouver Diamanda Galás. Chanteuse, performeuse, peintre, pianiste. En 1991 elle publie l’album « Plague Mass »  enregistré dans une église new-yorkaise où elle livre une violente attaque contre l’attitude de l’Eglise face au SIDA. ANOHNI découvre son album « Panoptikon » quand elle est adolescente. Sa voix lui fait l’effet d’une arme qu’elle utilise pour défendre la cause. Son morceau « Double-Barrel Prayer » a donc une place centrale sur cet opus. Il faut ajouter que Galás est l’une des maîtresses des mélodies et esthétiques horrifiques et porte ces propos avec une voix de trois octaves et demi.

leigh bowery
Leigh Bowery

Autre artiste auquel la compilation rend hommage : Leigh Bowery prend place sur « Useless Man » par Minty. Présenté à ANOHNI par l’intermédiaire de Charles Atlas, il était un artiste, styliste, créateur de clubs australien. Son influence sur le monde de la mode a eu un impact considérable sur ses successeurs d’Alexander McQueen à Lady Gaga en passant par David Lachapelle ou encore Boy Georges, tous se revendiquent de ses créations. Pour cause, à l’ouverture de son club Taboo, sa phrase fétiche sera « Habillez-vous comme si votre vie en dépendait, ou ne vous déplacez même pas ».  Lunette de W-C en guise de collier, combinaison en latex, chapeau en forme de phallus ou robe gâteau d’anniversaire sont autant de ses tenues. A son décès, ANOHNI, dévastée décide de lui rendre hommage en vidéo. Avec le mot « YES’ écrit sur le front en hommage à Yoko Ono, elle grimpe sur une jetée en train de s’écrouler, sous l’œil horrifié des employés de la ville, elle s’avance sur ce cadre dangereux  filmée par la caméra qui l’accompagne. C’est la police qui la délogera.

Parmi les morceaux les plus importants de cet opus figure « 13 ways to die ». Un titre que l’on doit à Dr. Clark Render (dont le monologue était l’ouverture du show des Black Lips pendant des années) et joué par le groupe qui sorti en mars 1995. On retrouve là toute la mélancolie des Black Lips et une confrontation directe à la pandémie du SIDA et la découverte d’un New-York en mouvement et évolution, comme le Monde qui se transforme à toute allure. Une belle approche de la fin de cette incroyable compilation.

Fin 1995, ANOHNI  a commencé à se produire dans un autre club du East Village : le PS122 avant de se mettre pleinement à la composition musicale. Les autres membres du collectif ont poursuivi leurs carrières de performeurs drags, maquilleurs et DJ. De quoi clôturer une époque mais aussi s’inscrire dans les mémoires comme l’image d’une époque aussi sombre qu’artistiquement puissante. La compilation, disponible en vinyle et sur les plateformes est à chérir et écouter comme un trésor incontournable. Le Pyramid Club lui, qui avait fermé un temps à cause du COVID a pu être sauvé. Un lieu qu’il ne faut pas manquer lorsque l’on se rend à New-York pour garder vivante l’âme d’un temps important et très proche du nôtre.


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