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Julia Escudero

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Lorsque vous étiez gosse, vos pires cauchemars provenaient surement d’une livre et de son adaptation en téléfilm. L’incroyable « Ça » écrit par l’icône Stephen King qui racontait les déboires d’un groupe d’enfants à Derry, petite ville du Maine ( Stephen King on vous dit) terrorisé par un clown diabolique.

Il était à l’époque interprété par Tim Curry, effrayant au possible dans son costume grotesque.

Si la folie des remakes à Hollywood  n’a pas toujours été une bonne chose (on pourrait citer des tonnes d’échecs et de pourquoi faire?) ( on pourrait passer des heures à dire du mal du remake de « La dernière maison sur la gauche » juste pour le plaisir) cette fois avec « Ca » les choses sont différentes. L’adaptation d’origine étant un téléfilm, voir Pennywise apparaitre avec un plus gros budget et sur grand écran promet un magnifique moment de flippe et de nostalgie.

La bande-annonce laisse en tout cas présager du très très lourd. Du manteau jaune, au sang qui coule dans l’évier en passant par les ballons véritable objet de flippe sans oublier l’univers enfantin qui si l’on en croit la popularité de « Stranger Things » fonctionne complètement, tous les éléments sont réunis pour passer un excellent moment sans trahir le mythe.

C’est le 20 septembre 2017 que sortira la pellicule tant attendue. Cette fois, le clown sera campé par Bill Skarsgard, le beau gosse de « Hemlock Grove » ( que vous devriez regarder si ce n’est déjà fait) et il pourchassera notamment Finn Wolfhard de… »Stranger Things » et Jaeden Lieberher de « Midnight Special » sous la caméra d’Andrés Muschietti.

On vous laisse la découvrir et nous donner vos avis.

 

Si l’attente est trop longue, on vous conseil fortement de matter « Clown » qu’on a vu au festival de Gerardmer et dont on vous disait du bien ici.
Si vous aimes les films d’horreur, « Grave » est toujours en salle.

Mercredi 22 mars. Une journée morose de plus dans le monde. Une école en Syrie était bombardée, Westminster était attaqué à Londres.

A Paris, ces annonces devenues bien trop fréquentes résonnaient douloureusement. Le beau temps des derniers jours avait laissé place à un vent frais. Le printemps n’avait-il donc fait qu’une petite apparition pour mieux nous abandonner ?

Face aux réflexions amères qui cherchent parfois à pointer le bout de leur nez, une réponse est possible: célébrer la vie. Tout célébrer d’ailleurs, faire du fait de respirer une fête continue pour que tout puisse garder du sens. Et c’est finalement bien loin de toutes ces problématiques qu’LGS ( Le Groupe Swing) a répondu par la vie et le meilleur de ses messagers, la musique, à la Dame de Canton à Paris ce soir-là.

LGS, c’est le trio complètement barré mené par Michel Benac. Un mélange improbable de pop, d’électro, de hip hop et même de chansons folkloriques canadiennes. A ses côtés, un DJ et un violoniste pour créer des mélodies complètement atypiques et hors temps.

On attend de la musique qu’elle joue sur l’humeur. Si un morceau triste peut vous mettre en PLS alors que tout allait bien, à quel point une pile électrique comme LGS peut-elle donner le sourire?

Au programme, des riffs rapides et des mélodies soignées accompagnent un débit de paroles impressionnant. Sourire aux lèvres, notre frontman semble vissé sur des ressorts. Il sautille dans tous les sens, irradie la sympathie, sent bon l’honnêteté et la démarche sincère. « Si on fait de la musique c’est pour communiquer ! » lance-t-il sur la petite péniche parisienne. Dans le fond de la salle cosy, certains dansent. Si les plus timides sirotent leurs cocktails installés autour d’adorables petites tables, tous répondent aux nombreuses interactions proposées par le chanteur / guitariste.

On chante, on tape des mains, on tente de répéter en musique des mots prononcés bien plus rapidement que notre débit, on ralentit, on reprend en chœur des phrases qu’on arrive à prononcer cette fois, on tape du pied, on bouge, on …s’écarte! On s’écarte ? De la piste et du premier rang en tout cas puisque voilà notre DJ qui s’élance pour une jolie démo de danse Hip Hop. Les pirouettes s’enchaînent, ça y est, le sourire est sur toutes les lèvres. Les morceaux reprennent de plus belle, ils parlent d’amour, de cash et surtout de bonheur. Michel Benac, le cœur sur la main prend le temps de remercier ceux qui ont fait le déplacement et d’expliquer qu’il est ravi de venir en France. Il raconte les 7 heures d’avion qu’il faut pour venir, la suite de la tournée et les villes dans lesquelles il va jouer, il raconte également les traditions festives de l’Ontario et parle de poutine. Les français en concert à l’étranger parlent-ils fromages, vins et escargots eux aussi ? Non certainement pas d’escargots, poutine ça donne envie partout dans le monde alors qu’escargots…

Un premier au revoir tente sa chance mais le public n’est pas prêt… loin de là ! Un rappel est demandé par toute l’assistance alors que dehors, sur la Seine, des péniches géantes transportent à la vue des spectateurs leurs convives qui dansent, boivent, mangent. La vue est magnifique et la musique qui-fait-du-bien reprend une dernière fois.

A la fin de ce dernier morceau tout le monde se sentira ressourcé. La troupe d’LGS prendra quant à elle le temps de partager des bières avec ses convives en rêvant d’une nouvelle date parisienne dans une salle encore plus grande rapidement…

 

Tu aimes les groupes canadiens? Viens découvrir The Franklin Electrics, tu vas adorer!

Et puis, on te fait même gagner l’album!

 

Un accord. C’est tout ce qu’il faut à The Franklin Electric pour convaincre sur ce « Blue Ceilings ».

Les Montréalais se font connaître au cours d’une compétition de composition mondiale à Nashville. Là, ils raflent la première place à quelques 8 000 groupes internationaux. Depuis, le combo a roulé sa bosse en première partie des meilleurs dans leurs domaines d’Half Moon Run à Edward Sharpe and the Magnetic Zero en passant par Mumford and Sons ou encore Ben Howard.

Aujourd’hui, impossible de ne pas leur reconnaître l’étoffe des meilleurs avec cette nouvelle galette parue le 24 février. Un album est rarement grandiose de bout en bout. Les singles en puissance s’en détachent fièrement là ou d’autres pêchent. Ce n’est pas la cas ici. En une écoute, « Blue Ceilings » invite à un voyage intégral qui prend aux tripes et envoûte. Véritable lueur dans un quotidien parfois morose, il inspire et s’écoute encore et encore. Bien plus encore, il se vit littéralement.

« I know the feeling » entame les festivités. Cette ballade pop ne laisse pas de doute, elle prend l’oreille avant de masser l’intégralité du crâne doucement, avec avec un jeu musical qui confine à l’épique. Son potentiel tubesque est autant à noter que sa capacité à être la parfaite bande son d’un road trip sensationnel puisqu’il fait appel aux sens. Du frisson au goût de l’aventure.

A l’instar de la bande originale de «Walter Mitty», l’album susurre à l’oreille que tout est possible. On prend une pause dans ce périple, juste le temps de s’arrêter au détour de l’excellent «Burning Flame» et de contempler ses merveilles. Porté par l’écho de la voix rassurante de son chanteur, Jon Matte, le titre s’envole sur son final. « You’ve got a lot of nerve », certes. Mais la promenade ne s’arrête pas là et il faut déjà continuer avec l’hypnotique « Save Yourself » qui n’a rien à envier au pourtant culte « Wire to Wire » de Razorlight dans sa puissance psychédélique.

Si « All Along » se la joue ballade, « So Far » happe indéniablement l’oreille du plus cancre des auditeurs. Là, presque comme dans un murmure, ou dans une histoire conté autours d’un feu de bois, The Franklin Electric susurre ses notes. Chaque montée serre le cœur.

Et hop, voilà que la guitare et la batterie s’excitent, la route est de retour avec « Resistance » et son refrain qui rentre naturellement dans la tête et qui sent bon comme ces morceaux dont on sait dès la première écoute qu’ils seront toujours à nos côtés.

Impossible de conclure une telle pépite vous dites? Impossible n’est pas Franklin Electric qui propose une descente en douceur avec naturel. Piano en main l’évident « Blue Ceiling » propose d’atterrir. Doucement, encore plus doucement, il est l’heure d’ouvrir les yeux et de reprendre le chemin de la vie réelle. Ou bien d’appuyer simplement sur repeat comme va le faire l’auteure de ses lignes.

 

Pop & Shot te propose justement de gagner « Blue Ceiling » alors viens jouer ici.

 

DR Sans Sebastien

On comprend mieux pourquoi il y a quelques semaines, Sans Sebastien nous souhaitait la nouvelle année en citant La Boum . En effet, le trio mené par Cyril Briere toujours accompagné de Nicolas Magenham et Laurence Guatarbes, s’est offert les services pour leur nouveau clip du célèbre compositeur doublement césarisé Vladimir Cosma.

Le vénérable septuagénaire n’est pas fortement mis à contribution dans ce plan séquence d’un peu plus de trois minutes ou il se contente, casque aux oreilles, d’écouter le nouveau morceau de Sans Sebastien. Pourtant, il ne semble pas bouder son plaisir en dodelinant de la tète en rythme sous le regard amusé et bienveillant de la « featureuse » du duo. Que le compositeur de La Boum, Diva ou bien encore Le père Noel est une ordure se rassure, son enthousiasme est communicatif!

Et encore une fois Sans Sebastien, propose  un morceau au potentiel tubesque et qui restera en tête longtemps après son écoute. On pourra toujours se surprendre à murmurer « KGB« , « Rideau de fer » et autres références à la Guerre Froide justifiant le titre du morceau mais après tout peu importe vu que c’est d’amour dont nous parle encore une fois le groupe avec légèreté, rythme et bonne humeur!