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Julia Escudero

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Les baby rockeurs de Last Train ont bien grandi. Depuis l’excellent « Weathering », le groupe à qui l’on doit le culte « Way Out » et le sublime « Fire » ( à écouter en boucles) n’a pas chaumé. Les inséparables copains ont profité d’une période sans tournées pour poursuivre dans le milieu de la musique. D’ailleurs le charismatique chanteur du groupe, Jean-Noël Scherrer s’est essayé à la production en associant sa société Cold Fame à Wild Valley et Deaf Rock pour rassembler les meilleurs dénicheurs de talents rock français sous une seule structure, Constellation. S’il est facile de se régaler en écoutant les artistes soutenus par cette équipe qui assure à la production, à l’édition et à la promotion, les guitares saturées de Last Train venaient à manquer.

Et bien plus pour longtemps! Le 3 mai, le quatuor publiait « The Idea of someone ». Mélodiquement plus posé que ce à quoi la troupe nous avait habitué, le titre ne manque pas de profondeur. Envoûtant à souhaits, associant la pop et le rock, prenant, ensorcelant, cet extrait qui fait la part belle à la guitare n’hésite pas à prendre de l’ampleur sur son dernier tiers. Last Train promet avoir pris le temps de mûrir pour son second opus et c’est bien la direction que semble pointer ce nouveau titre. La totalité de « The Big Picture », tournant dans le vie musicale des lyonnais, se dévoilera au mois de septembre 2019. Et si l’on en croit les goûts de nos acolytes, les arrangements électroniques devraient en être bannis au profit d’un véritable travail sur les instruments.

Un tournée en 2019!

Puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Last Train en a profité pour annoncer ses premières dates de tournée.  The Big Picture Tour posera ses valises au Trianon de Paris le 6 novembre 2019. Une tournée qui débute dès le mois de juin et traversera la France à commencer par Amiens le 23 juin avant de passer notamment par Tours le 2 juillet, Brest le 15 août, Cannes le 22 août, Lyon le 19 août, Lille le 10 octobre, Nantes le 16 octobre, Rouen le 18 octobre, Bordeaux le 24 octobre, Toulouse le 26 octobre, Grenoble le 7 novembre et même une date londonienne le 13 novembre. Tout un programme à découvrir en intégralité sur le site de Last Train.

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En attendant de les retrouver sur scène et histoire de mettre l’attente entre parenthèses quelques minutes durant, découvrez sans plus attente « The Idea of Someone » ainsi que la pochette de cette nouvelle pépite.

The Kooks Zenith 2019

Ils étaient attendus. Et pour cause, The Kooks signaient un grand retour sur les ondes avec un nouvel opus « Let’s go sunshine » à l’été 2018 promettant un retour scénique parisien au mois d’avril 2019.

Ce samedi 6 avril, les fans de Luke Pritchard et sa troupe sont venus en masse au Zénith pour applaudir la formation. A tel point que le concert se joue à guichets fermés. Un exploit quand on pense que c’est bien la première fois que les rockeurs se frottent à une si grande scène dans l’Hexagone. Dans la foule on croise des vingtenaires comme des trentenaires lookés, venant de Paris, de toute la France mais aussi de nombreux pays étrangers et espérant vivre un beau moment de live. Il ne seront pas déçus.

Un décors sobre les attend, composé d’un escalier lumineux sur lequel trône la batterie estampillée The Kooks. Il est 21 heures quand le groupe monte sur scène. Pas une minute à perdre, le combo balance d’entrée les première notes du culte « Always where I need to be ». Si en temps normal, la fosse se chauffe plus vite que les gradins, il n’en est rien ce soir. la totalité de la salle s’enflamme à peine les premières notes chantées.  « Sofa song » suit. Le leader de la formation prend entièrement possession de la scène, il sautille, danse, prend la guitare et chante sans jamais oublier de parler avec son audience.  » Sofa’s song » et « Eddie gun » suivent.  » On va jouer de vieux morceaux mais aussi des nouveaux » prévient-il.

 

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Depuis qu’il a joué aux côté de Mick Jagger, Pritchard lui vole quelques mimiques. Son déhanché, sa façon bestiale d’arpenter une scène. The Kooks a gagné en maturité tout en conservant son énergie rock. Le show, diablement efficace, ne laisse pas de répit au public qui danse volontiers et chante toujours. Puisqu’au delà des capacités de performers indéniables du groupe se cache surtout une véritable communauté, fédérée depuis bien longtemps. The kooks sent bon les souvenirs d’adolescence. Les amours qui semblent durer pour toujours, la routine instaurée par le lycée, les premières soirées, les bières et les gueules de bois qui ne pointent jamais le bout de leur nez. Avec cette fraîcheur des débuts, alors que le slim et le perfecto étaient ce qui se faisait de plus à la mode, le groupe n’a pas pris une ride. loin du show statique d’un live raccord à la note prêt à la version album, le groupe se laisse le droit d’exister sur scène, de sonner différemment. On s’amuse volontiers, et les minutes défilent à tout vitesse. le chanteur échange un temps sa guitare contre un clavier et la setlist s’étoffe:  » She moves in her own way », « Four leaves clover », l’excellent  » The ooh la » qui rappelle à tous ceux qui ont pu l’expérimenter avec l’âge que le monde peut te mâcher et te cracher malgré ton joli manteau. « Pamela », « No Longer » et « Jackie big tits » sont également de la partie.

 

Qu’il serait alors bon de pouvoir arrêter le temps dans cette bonne ambiance, où les franges et les bières sont nombreuses. Viens pourtant le temps des derniers morceaux.  » Do you wanna make love to me? » demande en musique le héros de la soirée. Celles qui ont pu un jour avoir eu l’envie de répondre « oui » ont alors éternellement 18 ans. Il est bien là, le secret de la vie éternelle. Dans un bon morceau de musique de ceux qui ne passent pas de mode, qui ont su unir.

The Kooks invite à allumer la torche des portable le temps d’une ballade en mer sur l’excellent « Seaside ». Le Zénith devient une constellation. Et puis vient le tour du « dernier morceau »: « Junk of the Heart (Happy) ». Histoire de donner raison à la parenthèse du titre, le groupe revient pour un court rappel.

« No Pressure » signe ce retour et est suivi des traditionnels remerciements que l’on peut entendre en live. et pour ce qui est du grand final « Je pense que vous avez deviné » s’amuse le chanteur. C’est bien « Naive » qui conclut la soirée. Les lumières se rallument et pourtant en quittant la salle, le public ne semble pas prêt à repartir pour un nouveau tour de métro, boulot, dodo et autres routines adultes. Alors pour s’en prémunir, de petits groupes sur le chemin qui mène aux transports et même dans le métro continuent de chanter sans fin les morceaux cultes d’une formation qui a laissé une empreinte et continue avec ses nouveaux titres à convaincre ceux et celles qui avec leurs jolis manteaux arpentent les rues du monde, en ayant pu profiter, le temps d’une soirée, d’une bouffée de naïveté salvatrice.

 

 

 

H-Burns

Le 29 mars 2019, il est temps pour Renaud Brust le plus connu sous le nom d‘H-Burns de faire le bilan. Un bilan à mi-parcours et en musique. Son album « Mid Life », le musicien l’a enregistré sur bandes à l’ancienne.  Et si la technique resurgit du passé, les souvenirs en font de même: les amours et amitiés perdus, les rêves qui ne se sont pas réalisés, la ville de Romans-sur-Isère qu’il a quitté et qu’il a retrouvé. Les bilans sont teinté de cette nostalgie, celle qui a le pouvoir d’embellir le passé en un coup de baguette magique. A en juger par l’album d’H-Burn, elle a le même pouvoir sur la musique et le travail de composition. Pop instinctive et avisée se croisent dans le nouvel album de celui qui est régulièrement comparé à Springsteen.

Pour fêter la sortie du successeur de « Kid We Own The Summer » , H-Burn dévoile le même jour le clip du titre « Tigress ». « Un titre sensuel, charnel, un terrain sur lequel je ne me suis jamais vraiment aventuré » selon le chanteur française. Au programme la preuve que téléphone et conduite ne font pas bon ménage et découverte d’une histoire d’amour par SMS et émoticônes.  Montez à bord pour une ballade en voiture ensoleillée.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez que H-Burn sera de passage à la Maroquinerie de Paris le mardi 14 mai.

« Tigress » H-Burns

En 2018, le cinéma d’horreur prenait enfin un tournant très attendu et un nouveau visage. Qui fallait-il remercier pour ça ? Le réalisateur Ari Aster qui s’évertuait enfin à proposer de la nouveauté, de l’inattendu, du flippant, du malsain. Bref un vrai film de genre, sans nul doutes le meilleur de l’année. Culte et possession étaient de la partie servis par un jeu d’acteurs on ne peut plus juste et d’une bonne dose de surprises. Et au temps des reboots, remakes et autres projets bien baclés (bonjour Jason Blum, c’est à toi que je parle), ce petit moment d’audace était à saluer.

Midsommar

Le succès aidant, Ari Aster se lance aujourd’hui dans un nouveau projet intitulé Midsommar. Son résumé en dit encore bien peu mais il met l’eau à la bouche. Jugez par vous-même:

Un couple traverse la Suède pour rendre visite à un de leurs amis et assister à un festival local. Mais les retrouvailles se transforment vite en culte païen et sordide.

Pile ce qu’il faut pour intriguer n’est-ce pas ? Au casting on retrouve Jack Reynor (vu notamment dans « Mowgli »), Florence Pugh (The Passenger), Will Poulter (Black Mirror: Bandersnatch) et – ho quelle belle surprise) l’excellent William Jackson Harper, immortel et inoubliable Chidi de The Good Place (notez les jeux de mots et clin d’oeil).

Découvrez sans plus attendre la bande-annonce coloré et intrigante, ainsi que l’univers léché de Midsommar: