Le samedi 11 avril 2026, la petite scène de La Maroquinerie à Paris accueillait le groupe Volo. Composé de Frédéric Volovitch (ancien membre du groupe des Wriggles) et Olivier Volovitch, les deux frères, nous ont offert un moment à la fois tendre et intense.
La douceur amère des Volovitch
Frédéric et Olivier Volovitch nous ont envoûtés avec leurs textes poétiques portés par de douces mélodies où les accords mineurs contrastent avec les textes parfois ironiques des deux chanteurs. Accompagnés principalement par leurs deux guitares, le groupe a alterné entre des textes profonds et humoristiques sublimés par de belles harmonies vocales. L’ajout partiel de la basse à partir d’une des guitares, et du clavier a apporté également beaucoup de relief aux morceaux. C’est au moment de leur tube satirique C’est pas tout ça (mais quand est-ce qu’on baise?) qu’un des frères s’est lancé dans une prévention hilarante réalisée en anglais destinée aux parents des enfants en bas âge qui devront expliquer cette chanson à leurs enfants. Intervention qui s’est achevée simplement sur un “bonne chance” ironique adressés à tous les parents. Derrière ces interventions pleines d’humour et d’autodérision se cachent beaucoup de bienveillance envers toutes les tranches d’âge : des ados qui se seraient laissés “trainés” par leurs parents le samedi soir aux plus vieux, auxquels ils s’identifient volontiers, et qui voient le temps passer.
Des textes engagés contre l’intolérance
En plus de leur humour, la force de Volo c’est d’aborder des sujets sociétaux avec une grande sensibilité mais surtout une grande simplicité ce qui rend leurs textes percutants et accessibles à tous. Ils y évoquent le réchauffement climatique mais dénoncent également le rejet de l’immigration et la violence envers les immigrés dans leur chanson Français de souche, qui “ne garantit pas aux Français de souche que leur vie soit plus douce” en fermant les frontières. Il ajoute également avec beaucoup de justesse que ne nous ne devrions pas croire “qu’étatiser la souffrance fasse qu’on vive mieux en France”. Des formules poétiques et percutantes qui restent en tête et font réfléchir.
Un engagement qui se poursuit hors de la scène
Leur engagement contre les inégalités et en faveur du développement de la culture se poursuit aussi en dehors de la scène puisqu’ils expliquent également pendant le concert qu’ils animent régulièrement des ateliers d’écriture dans des écoles. Pour leur première partie, ils ont fait appel à Mesparrow qui les a également accompagnés sur scène pour leur duo Plus loin tiré de leur album le plus récent Mine de Rien.
Les deux frères repartent aussi simplement qu’ils sont arrivés après deux heures de concert et de nombreux rappels, laissant le public dans une délicate bulle pleine de douceur et d’amertume.
Ecrit pas : Mélissa Gardelle
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