The Sophs multiplie les influences sur son album

The Sophs - La Maroquinerie Paris 2026 - Crédit photo : Louis Comar
The Sophs – La Maroquinerie Paris 2026 – Crédit photo : Louis Comar

Difficile de classer la tornade The Sophs. Avec un premier album très remarqué, GOLDSTAR, le groupe ne s’interdir absolument rien. Si les premiers extraits dévoilés oscillaient plutôt vers le rock et les influences pop punk, laissant surtout entrevoir de sérieux clins d’oeil vers les Strokes, l’album lui brouille clairement les pistes. On part sur de la funk pour mieux parier sur du flamenco sur le morceau  titre de l’album. Le rock des années 90’s de Sweat va rapidement croiser le grunge de Blitzed Again ou encore s’oser à faire renaître des sonorités plus émos. Ce premier jet est aussi et surtout une belle compil’ de bangers qui s’enchainent en toute cohérence. Les guitares s’envolent, se perdent et se retrouvent. Sans jamais évincer la modernité de ses compositions, Ethan Ramon (chanteur)  et sa troupe vont copieusement se nourrir des années 90’s, 2000’s pour composer un opus qui reste aussi frais que novateur. Résultat : 10 titres d’une honnêteté rare, emplis avant tout d’une bonne humeur contagieuse. L’album se dévore encore et encore. Voilà qui est vrai que le tempo ralentisse sa folle cadence sur House comme le single  phare Death in the Family ou s’accélère et devienne plus grove pour emprunter au phrasé sur They Told me Jump, I said how high.  Un moment qui régale entre humour abrasif et mélodies corrosives. On tient alors un opus en passe de devenir culte.

Un démarrage sur les chapeaux de roue

The Sophs - La Maroquinerie Paris 2026 - Crédit photo : Louis Comar
The Sophs – La Maroquinerie Paris 2026 – Crédit photo : Louis Comar

Qu’on ne s’y trompe pas. Si la formation s’est rencontrée à l’université, elle sait parfaitement où elle va. Son but ? Réussir à se hisser au sommet et vivre pleinement de sa passion pour la musique. Le mot d’ordre était là au jour 1. The Sophs n’a pas été créé pour s’amuser mais bien pour faire de la musique le plus sérieusement possible. Voilà comment et pourquoi, le groupe a envoyé ses premières démos à tous les labels qui le faisait rêver. L’espoir en tête mais sans certitude d’avoir une réponse. Et si ? Eh bien, il fallait croire en sa bonne étoile. Le pari est réussi. Une seule journée se passe et voilà  que les  fondateurs de Rough Trade, Geoff Travis et Jeannette Lee, leur écrive. Une seule journée et disent-ils, les voilà déjà emballé.es par cette première écoute. La troupe s’envole pour Londres.  les étoiles ont quitté les cieux et les voeux pour se fixer dans leurs yeux. Nos originaires de Los Angeles ont dû croiser plus d’une étoile filante et à peine quelques titres sortis, les voilà déjà sur les routes d’Europe. Le groupe, commence à parler à la presse (dont à nous) et sourit quand on les compare aux Strokes. Attention, le tour est loin d’être joué préviennent-ils. Une programmation aux Eurokéennes tombe avant même la sortie de de l’opus (publié le 13 mars) et Paris leur offre une première Maroquinerie à guichet fermé. Parfois il suffit d’y croire, mais surtout d’être diablement bons.

Ils sont un must seen en live

The Sophs - La Maroquinerie Paris 2026 - Crédit photo : Louis Comar
The Sophs – La Maroquinerie Paris 2026 – Crédit photo : Louis Comar

Restait à passer l’épreuve du feu : le passage sur scène. A Paris, le 4 mai leur permet de faire leur deuxième date dans la capitale. La première fois, la formation se produisait au Supersonic. Les trombes d’eau qui tombent n’arrêtent pas les curieux et les fans de la première heure. A raison. Il est évident que la petite salle réchauffe instantanément les coeurs et les âmes. Si dix titres composent aujourd’hui la discographie des Sophs, ceux-ci ont largement eu le temps de faire le tours des écoutes. Le show sophesque, comme un superlatif, prend de l’ampleur dès ses premières notes alors que l’assistance toute entière chante rapidement tous les titres. Les Inrocks sont présents dans le public, comme un gage en plus de ce qui est une certitude. Il était important de découvrir ces premiers pas. Sur scènes, les morceaux ont plus de corps, les instruments prennent plus de place. Le rock est moins évident et la funk gagne du terrain. Ces influences multiples s’emportent et s’étoffent. Le tout devient une grande fête populaire face à un public de tout âge, de plus en plus collé à la scène. L’enthousiasme est palpable et pour autant le formation est déjà rodée. Force est de constatée que les rumeurs étaient avérer, il faudra maintenant compter sur eux comme les nouvelles valeurs sures d’un rock qui ne demande qu’à reprendre son statut et ses lettres d’or.


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