Maisie Peters - La Cigale Paris 2026 - Crédit photos : Louis Comar
Maisie Peters – La Cigale Paris 2026 – Crédit photos : Louis Comar

La bonne sorcière, Maisie Peters sera de retour le 15 mai avec son troisième album en date, Florescence. Un titre comme une promesse adressée au futur. Et pourquoi pas au passé ? La chanteuse y éclot comme la plus belles des fleurs du printemps en profitant pour ajouter des notes folk à sa pop et même y dédier un titre à Audrey Hepburn. Retour sur l’univers d’une girl next door devenue la bonne amie du Monde entier.

Maisie Peters, un bourgeon pop

C’est sûrement grâce à Ed Sheeran que l’on connait aujourd’hui Maisie Peters. La chanteuse travaillait avec lui à ses débuts et s’offrait certaines de ses premières parties. Rien de surprenant à voir les musicien.nes partager une affiche ! Les deux ont en effet la même capacité à exploiter les mélodies douces pour les rendre entêtantes, à mélanger les codes de la folk et de la pop pour mieux se créer un univers. C’est d’ailleurs sous le label du célèbre musicien, Gingerbread Man qu’elle publie en 2021 son premier essai You signed up for this. Elle se classe numéro 2 des charts dans son pays d’origine : le Royaume-Unis. Et chose rare pour une artiste qui côtoie les plus grands : elle s’offre aussi la première place des ventes des disquaires indépendants du pays. Il faut avouer à Maisie Peters sa capacité à constamment flirter avec l’indie. Lorsqu’on la retrouve sur scène, comme ce fut le cas avec son Olympia en 2024,  Maisie Peters n’est pas sans rappeler l’atmosphère des « Frères Scott ».  Certain.es se rappelleront le sourire aux lèvres avoir passer des heures à rêver de Three Hill en Caroline du Nord où se déroulait l’action. Là où une petite scène locale accueillait des artistes souvent pop tout aussi souvent rock à l’initiative de Peyton. La même scène qui accueillait Fall Out Boy et qui permettrait à Pete Wentz, le bassiste beau gosse de sortir à l’écran avec une adolescente (mineure, mais passons sur ce moment problématique au niveau du scénario). La comparaison est peut-être d’autant plus évidente que Maisie Peters revendique Fall Out Boy parmi ses influences mais aussi Lilly Allen et My Chemical Romance. Pour autant la chanteuse ne cherche pas à virevolter dans un paysage clairement rock. Elle appose toute sa douceur, préfère les refrains entêtants et pourrait bien être à la composition de B.O parfaite d’un coming of age movies.

Maisie Peters, parfum fleuri, évocation du rêve

Née en 2000, la jeune musicienne ne se donne aucune limite. Loin de l’Amérique des séries qu’elle évoque, elle est originaire de Brighton au Royaume-Unis. Une ville trop petite pour elle et qu’elle rêve de quitter pour s’épanouir dans de plus grands espaces où elle vivrait de folles aventures. Elle raconte interview après interview être une immense fan de Taylor Swift. Qu’à cela ne tienne, d’un coup de baguette magique (et de beaucoup de travail), la voilà propulsée en première partie du Era Tour à Londres aux côtés de Paramore. Ce passage permet également à son album The Good Witch publié en 2023, toujours sur le label d’Ed Sheeran, de s’offrir la plus belle des visibilités. C’est aussi elle, la véritable star du Disquaire Day 2024 en France, là où ses sorties s’arrachent et où le public lui est dévoué.

Si elle peut obtenir dès ses débuts de carrière de si belles réussites, c’est aussi parce qu’elle se lance dans la musique dès son plus jeune âge. Elle composait en effet son premier titre à 9 ans et publiait ses tires sur YouTube à 15 ans. C’est en 2018 qu’elle publie son premier EP Dressed too nice for a jacket (chez Atlantic Record) puis en 2019, It’s your bed babe, it’s a funeral.

Nouvelle fleuraison

Maisie Peters - La Cigale Paris 2026 - Crédit photos : Louis Comar
Maisie Peters – La Cigale Paris 2026 – Crédit photos : Louis Comar

Notre sorcière bien aimée n’a donc pas d’autres limite que de croire en ses rêves et d’en faire des réalités. De quoi se créer un public d’adeptes qui se reconnaissent dans ses compositions et ses textes. Voilà donc que 2026 sera de nouveau son année. Pour permettre à son opus de se tourner vers le soleil comme un champs de tournesols, elle travaille aux côtés de Ian Fitchuk, double lauréat des Grammy Awards à la production. Ce Florescence commence donc à dévoiler ses plus douces effluves et promet en plus des collaborations  avec Julia Michaels et Marcus Mumford. En amont de sa sortie, quatre bourgeons s’étaient déjà dévoilés, en attendant de pouvoir se demander  » je l’aime, un peu, beaucoup, à la folie ? » en en écoutant chaque pétale. « Audrey Hepburn » comme la célèbre artiste se vit comme la découverte d’un très beau bijou chez Tiphanys. Le petit déjeuner pris on peut enfin passer en revue « Say my name in your sleep » à la production léchée mettant la voix aérienne de la chanteuse au diapason. Il parait essentiel de noter que Maisie Peters soigne autant ses couplets que ses refrains, ne cherchant pas le tubesque pour lui préférer le travail de composition. « My Regards », single le plus radiophonique du lot s’inscrit comme une évidence et « You you you » emprunte à Imogen Heap. Le groupe qui avait cartonné à la bande-son de « The OC ».  Notre chanteuse a elle aussi cette habilité à écrire des morceaux qui racontent un histoire. Elle évoque elle aussi les amours perdus et retrouvés et façonne avec sa plume la destinée de celles et ceux qui l’écoutent. Cette fois-ci, elle abordera les thème de l’épanouissement, de la guérison et de l’amour. De quoi coller parfaitement avec la douceur du printemps. D’ailleurs, le mois de mars lui permet de se faire un tour intimiste des théâtres du Monde avec une tournée intitulée « Before The Bloom ».

Maisie Peters : quand la cigale chante au milieu des bouquets

Le 23 mars, juste quand le printemps a enfin pointé le bout de son nez, voilà que notre petit fée s’offre un passage parisien à la Cigale. Un concert des plus attendus à n’en pas douter alors que nombre des fans de Maisie Peters l’attendaient dès le matin devant la très jolie salle parisienne. Tour des théâtre annoncé, voilà qui se fait réalité. La Cigale, qui avait chanté tout l’été mais aussi au cours des autres saisons, était sans nul doute, le lieu idéal pour pareilles  retrouvailles. Et c’est un concert très particulier que nous offre en cette charmante soirée,  notre attendrissante musicienne. Deux ans sans l’avoir vue nous conter ses poèmes l’avaient bien transformée. Plus sage peut-être avec sa longue robe rouge, la vie de la musicienne a évolué, pour le mieux, vers un épanouissement complet. Elle promet donc, sourire aux lèvres que la bise soit passée, un moment comme on ne n’en a jamais vu. Loin d’un concert classique, celui-ci servirait donc à faire un tour de toute sa carrière à l’approche du lancement de sa troisième galette. Une introduction sur « Love Him I Don’t » met ainsi tout le monde d’accord et permet ainsi à toute l’assemblée de chanter en choeur et avec le coeur. Ce qui est vrai à la première minute, le sera tout le long de l’heure et quart de concert que nous vivrons ce soir. La salle comme une serre prend le temps de se développer, de pousser et de grandir tout le set durant mais sans jamais manquer de donner de la voix. Bavarde, Maisie se raconte et prend le temps, parfois guitare à la main, d’expliquer chacun de ses morceaux. L’assemblée relativement jeune voit aussi à ses côtés quelques parents dans l’assistance, venus apprécier un moment intergénérationnel tout en faisant plaisir à leur précieuses têtes blondes. On en profite pour se remémorer ses débuts, ses envies de quitter sa petite ville, ses rêves de grandeur et de voir le Monde. Mais aussi, maintenant qu’elle touche les cieux, son besoin parfois, de retrouver le calme des campagnes. Plutôt fourmi, plutôt cigale ? Un peu des deux mais pas en ce qui concerne la composition d’un répertoire fourni et déjà culte. Les singles du dernier album sont de la partie, évidemment, comme Audrey Hepburn ou encore la première découverte de Vampire Time. Florescence porte bien son nom et rayonne comme un champs au soleil. Dans celui-ci le chant fait loi et on enchaine les tubes : « Lost the Breakupe », « Say my Name in your sleep » (et un clin d’oeil à Silver Spring de Fleetwood Mac en fin de titre), « Volcano », « You You You », « Yoko », « History of Man » … Le temps file à toute allure. La conclusion se fait sur le déjà classique « My Regards », nouveau single de son nouvel album. Vous avez chanté tout le set ? Eh bien dansez maintenant ! Maisie Peters apprend ainsi une chorégraphie à son public qui la reprend des balcon à la fosse en une énergie joyeuse. Le titre se répète et joue les prolongations, on chante encore et encore  avant que les lumières ne se rallument. Bonne nouvelle, le printemps vient d’arriver et l’album promet de se révéler dans toute sa fleuraison au mois de mai.


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