Brigitte Calls Me Baby signe un masterclass avec son nouvel album

Les originaires de Chicago, Brigitte Calls me Baby ont beaucoup des cordes à leurs arcs ! Après un premier opus, « The Future is our way out », acclamé par la critique, voilà que les prolifiques compères débarquent à nouveau dans les bacs le 13 mars 2026 avec un inspiré nouveau jet. Intitulé « Irreversible » l’album transpire un romantisme affirmé. Mais pas seulement. Impossible de ne pas sentir titre après titre l’influence majeure de The Smiths sur notre formation. Au cours de ses treize morceaux, Wes Leavins, le meneur, va pousser la voix au point de faire rougir d’envie Morrissey lui-même. Loin pourtant d’être un groupe qui imite, le quatuor modernise le tout. On pense à Fontaines D.C boostés au soleil. Le rendu est dansant, efficace et biberonné aux histoires d’amour. D’ailleurs, le titre « Danced With Another Love in My Dream », deuxième single de l’opus vient à parler avec poésie de l’infidélité. Avertie, la formation sait en plus bien s’entourer. Ce n’est pas une coincidence si on retrouve à la production Yveset Lawrence Rothman (Yves Tumor, Blondshell). Une pépite sur laquelle il faudra compter pour faire partie du paysage rock actuel.
Brigitte Calls Me Baby a enchainé les énormes premières parties brigitte calls me baby
Bien que la formation se soit largement lancée dans des tournées solos, elle a ouvert pour toute la scène rock la plus importante du moment. La liste des noms qui les ont invités sur scène est aussi impressionnante que logique. On retrouve parmi elle Fontaines D.C, The Strokes et Morrissey lui-même (quelle récompense pour ces amoureux des Smiths). Il faut aussi savoir que leur premier concert en 2022 se faisait en première partie d’Inhaler ! Et ce avant même la sortie de leur premier album. Un superbe début ! Plus tard, c’est Muse qui leur propose de chauffer la salle pour eux. Et en 2026, le groupe jouera aux côtés de The Vaccines pour sa tournée au UK. Un entourage qui ne peut que leur promettre le meilleur pour la suite.
C’est grâce à Elvis Presley que le groupe s’est formé !
brigitte calls me baby

Wes Leavins, le chanteur du groupe est originaire de Port Arthur au Texas. Il emménage à Chicago en 2016 pour jouer Elvis Presley dans la comédie musicale Million Dollar Quartet. En parallèle, il recherche des musiciens pour former un groupe. Il forme d’abord le groupe The Juvenescent avec des artistes qui finiront à ses côtés dans Brigitte Calls Me Baby. Il se fait aussi repéré par Baz Luhrmann, admiratif après avoir assisté à une représentation de la comédie musicale. Ce dernier lui demande de prendre part à son biopic sur Elvis qui verra le jour en 2022. D’abord pré-senti pour interpréter le King à l’écran, il finit par aidé à l’enregistrement des guitares acoustiques du film en pré-production.
Wes Leavins voue un culte aux références européennes
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Wes Leavins est originaire de la même ville que Janis Joplin, qu’il décrit lui-même en interview avec Telerama comme un « cul-de-sac urbain qu’on ne songe qu’à fuir ». Pour autant, le chanteur de la formation, rêve d’ailleurs. Il s’enfuit pour Chicago et n’oublie rien des icônes qui lui ont permis de tromper l’ennui lorsqu’il était adolescent. En tête de liste Brigitte Bardot dont il admire le cinéma mais aussi Henri-Georges Clouzot dont le film « La Vérité » le fascine. Après ses débuts dans le rôle d’Elvis, il n’a en tête que de suivre le parcours des plus grands musiciens anglais Morrissey donc, pour qui il ouvrira plus tard mais aussi David Bowie. Ce sont aussi ces références qui permettent à la formation d’offrir au vieux rock un véritable retour et de chanter ses obsessions. Amour, sexe, mort et peur de ne pas être à la hauteur peuplent les textes fiévreux de ce groupe qui conjugue le passé au présent.
Brigitte Calls Me Baby est un must seen en live
rigitte calls me baby
De passage à Paris pour une date en tête d’affiche au Trabendo le 31 mars 2026, le groupe a captivé son public. C’est une configuration simple, sans fioriture qui a permis au quatuor de se produire face à une salle comble. Au programme pas de grosse mise en scène, pas d’artifices. Simplement la musique et un jeu de scène sensuel et sincère. Au cours de cette très belle prestation d’un peu plus d’une heure, la formation a enchaîné les titres issus de ses deux albums studios. Mais surtout, elle a su nous faire basculé dans une autre époque. Avec le charme d’un James Dean modernisé, le chanteur à fleur de peau a chanté ses maux, donnant un corps puissant à ses compositions. L’envie de danser la disputait au besoin de ne pas en perdre une miette. L’âme de Morrissey mais aussi l’élégance des crooners se sont ainsi vues ressuscitées. Avec son timbre obsédant et perché, le chanteur a su user d’une machine à remonter le temps promettant ainsi d’assurer la relève de l’ancien Monde. Point le temps de papoter, si ce n’est à l’aide de quelques mots en français adressés à l’audience et nous voilà déjà à la fin d’un set qui a redonné à la new wave ses lettres de noblesse. « Love Me Tender »serait-on tenté de susurrer au plus romantique des groupes de rock du moment.
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