Premier jour du Champs-Elysées Film festival, un démarrage en beauté

La Masterclass de Jeff Goldblum 

Avant l’ouverture officielle du Champs-Élysées Film Festival mais dans le cadre de ce dernier, le Balzac ouvrait mardi en début de soirée ses portes à l’acteur/musicien Jeff Goldblum pour une masterclass colorée !
Chemise à fleurs, chapeau et grand sourire, l’entrée de l’acteur n’est pas passée inaperçue. Le public lui a même offert une standing ovation dès ses premiers pas sur scène.

Aujourd’hui âgé de 66 ans, Jeff Goldblum continue de faire sensation dans le milieu du cinéma et chacun se rappelle de ses rôles cultes, notamment dans La Mouche (David Cronenberg) ou dans Jurassic Park (Steven Spielberg). Si cependant notre mémoire nous joue des tours, les organisateurs se sont chargés de nous projeter plusieurs extraits de films dans lesquels il apparaît, comme Un Justicier dans la ville et The Grand Budapest Hôtel, qui nous montrent la pluralité des costumes enfilés durant sa carrière 

Les questions concernant ses rôles et sa force d’interprétation s’enchainent, notamment quand il s’agit de partager ses connaissances et son expérience avec un public à l’écoute. Aujourd’hui, il se consacre à son autre passion : le jazz, mais fait également son retour au cinéma dans le prochain The Mountain : une odyssée américaine, en salles le 26 juin !

Malheureusement, l’événement prend vite fin car la cérémonie d’ouverture du festival va bientôt commencer, et l’acteur doit enfiler son plus beau costume pour s’y rendre rapidement, sans oublier de prendre des photos avec certaines personnes du public ravis de pouvoir échanger quelques mots avec lui. 

Avant de partir, il nous avoue espérer un jour collaborer avec Claire Denis. Une dernière question du public tente de lui tirer les vers du nez concernant sa présence dans le casting du prochain Jurassic World. « It may be, or it may be not ! ». Nous n’en saurons pas plus, même si notre petit doigt nous dit qu’il y a de très fortes chances que oui.

La cérémonie d’ouverture 

Un nuage de tote bags rouge vermillon danse et anime l’avenue des Champs-Elysées. Ce sont ceux des accrédités du Champs-Elysées Film Festival : pros, presse et cinéphiles. Tous convergent vers le Publicis Cinéma ou se tenait le 18 juin 2019 la cérémonie d’ouverture du festival avec, pour marquer le coup, la projection du film Yves qui faisait parler de lui quelques semaines auparavant à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes.

Alors que le public se fait de plus en plus nombreux devant les portes du cinéma, le staff fignole les derniers préparatifs. Mathias Dulac, directeur de production du festival, retire la protection d’un tapis rouge encore immaculé et les festivités peuvent commencer.
Les premiers spectateurs pénètrent dans le cinéma au rythme d’Un autre que moi de Fishbach, une chanson à laquelle succéde Flavien Berger. Une chose est sûre, le festival porte un soin tout particulier à promouvoir le cinéma et la musique de la nouvelle génération Française et le fait savoir.
Les spectateurs investissent la salle du cinéma et happés par le confort des sièges molletonnés, oublient le flux ininterrompus des gens qui viennent remplir la salle.

Et puis tout le monde se tait pour regarder Sophie Dulac descendre les escaliers du cinéma, se déhanchant en rythme, gagnant la scène avec l’énergie et la bonne humeur à laquelle elle nous a habitués. Elle entame alors un discours sur l’importance de la culture et affirme sa position à l’encontre de l’abondance des images, préférant la qualité du travail cinématographique à la fugacité des images qui inondent nos réseaux sociaux.
Il est temps pour la présidente du festival de présenter les jurés des différentes catégories en compétition. Se succèdent sur scène Samuel Bigiaoui qui gagnait l’an dernier le Prix du Jury et des Etudiants pour son film 68, mon père et les clous, un jury presse, puis Stephane Brizé, Jeanne Added, Valérie Donzelli, Océan, Clotilde Hesme, Grégoire Ludig, Yoann Bourgeois, Danielle Arbid, Galatea Belugi ou encore Thomas Scimeca.
Un jury qui en impose et que rejoint un Jeff Goldblum enjoué, manifestement heureux d’être parmi nous qui, en tant qu’invité d’honneur, déclare l’ouverture officielle de cette huitième édition du festival.

Tout le monde quitte la scène pour laisser place au film Yves, que le réalisateur Benoit Forgeard présente, accompagné de ses acteurs William Lebghil, Doria Tillier et Alka Balbir et de Bertrand Burgalat qui a composé les musiques.
Un film présenté comme une farce par Sophie Dulac et pour cause, il faut aimer l’humour potache, le décalé et l’absurde. Dans la salle, le constat final est mitigé, certains ont ri aux éclats, les autres étaient bien heureux que ce vaudeville entre William Lebghil, Doria Tillier et un frigo connecté se termine.
Le film souffre d’une direction d’acteur qui se perd par moments, ce que le montage qui est souvent en retard sur les dialogues, n’arrange pas. Alors en plus de nous offrir un scénario qui voit s’empiler les moments gênants, le film souffre de flottements pendant lesquels même les acteurs semblent ne plus y croire.

Soirée d’ouverture, tenue pailletée exigée

La soirée se poursuit à la maison du Danemark, un lieu charmant qui offre une cour intérieur ornée d’un faux mur végétal fleuri devant lequel une scène à été installée. Il est 23h et tous les spectateurs qui sortent de la projection d’Yves attendent impatiemment le happening de Corine qui ne tarde pas à faire son apparition en déambulant parmi les spectateurs. Une combinaison à paillettes dorée sur le dos qui réfléchit les flashs des smartphones du public qu’elle croise, des talons vertigineux et cette coiffure pleine de boucles  blondes rebondies qui font sa marque de fabrique.
Elle gagne la scène et enflamme le dance floor avec ses chansons disco-électro. Accompagnée de deux danseurs, elle nous offre une performance pleine de peps, elle parle à l’assistance, demande du champagne,  nous fait rire, trinque avec le public qu’elle n’hésite pas à rejoindre en bas de la scène et propose même un instant chorégraphique pour que tout le monde danse avec elle. Corine incarne la torpeur des soirées parisienne, la spontanéité, le coup de folie. Avec Corine on passe un moment décomplexé qui promet pour la suite de la programmation du festival !
Avant de quitter la scène, après avoir joué Pluie Fine, Pourquoi Pourquoi, Il fait chaud et Maquillage (entre autre), elle nous offre un rappel des plus originaux : Perché perché, la version italienne de Pourquoi Pourquoi. Très vite, c’est le public qui investit la scène pour danser avec elle, ce qui semble l’amuser autant que nous.

 

Philippine Berda & Léonard Pottier

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